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Crise énergétique : les piscines publiques, un casse-tête financier pour les élus locaux

Probleme énergétique pour les piscines publiques

Face à l’explosion des prix du gaz et de l’électricité, les piscines publiques, fortes consommatrices d’énergie et chères à entretenir, risquent de devenir de véritables gouffres financiers pour les collectivités locales.

Il existerait, en France, près de 4 000 piscines publiques et 6 400 bassins sur le territoire. Pas question, jusque-là, de mégoter les financements pour cet équipement plébiscité par 15 millions d’amateurs et 5 millions de nageurs réguliers…

«Une nouvelle piscine, c’est souvent le projet d’un mandat. Une élection se gagne ou se perd sur la réussite ou non d’un tel projet. Donc, derrière cela, il y a souvent un enjeu politique énorme», expliquait le mois dernier à Ouest-France un entrepreneur, Arnaud Volpilière, président de la société Ecoénergie.

Et les besoins semblent encore énormes, si l’on en croit la Fédération nationale de natation (FNN) : il faudrait 400 piscines supplémentaires… Seulement voilà : la crise énergétique pousse certaines collectivités locales à revoir leurs projets. En septembre, l’exploitant Vert Marine tirait la sonnette d’alarme en décidant de fermer une trentaine d’établissements.

Des piscines ferment leurs portes

Une décision qui n’est pas passée inaperçue. En réaction, de nombreuses communes ont fait part de leurs difficultés et annoncé prendre des mesures pour faire face à l’envolée des tarifs de l’énergie. Mais baisser de quelques degrés la température des bassins n’était visiblement pas suffisant.

«La flambée de l’énergie a été la goutte de trop pour certaines collectivités ou leurs délégataires. Entre juin 2022 et la fin de l’année, une cinquantaine de piscines ont fermé leurs portes, dénombre la FNN. D’autres annonces pourraient tomber dans les semaines qui viennent», rapporte La Lettre du cadre territorial, dans un article au titre provocateur : «Faut-il encore construire des piscines ?»

Car la gestion des piscines publiques exige déjà une forte implication financière des communes. «Selon la taille de l’équipement, les collectivités mettent, chaque année, entre 300 000 euros et 1,5 million d’euros de leur poche pour équilibrer le budget », détaille Basile Gazeaud, responsable des équipements à la Fédération nationale de natation (FNN), cité par nos confrères.

Hammams, saunas, trop énergivores

Autre contrainte : plus de la moitié des équipements sont vétustes. Bref, à terme, «ces piscines devront, soit être rénovées, soit démolies». Les professionnels réfléchissent donc à de nouvelles pistes. «On pourrait transformer les piscines estivales en bassins nordiques chauffés et ainsi annualiser la pratique», propose le responsable de la FNN.

Ou encore : «investir dans une chaudière bois plutôt que gaz, isoler tous les tuyaux des machineries ou encore récupérer les calories de l’eau à recycler». Les communes ont donc du pain sur la planche. «Piscine sobre ou attractive, il faut choisir…», résume La lettre du cadre territorial.

Certains élus se prononcent même pour la construction de simples bassins d’apprentissage «qui seraient uniquement réservés aux scolaires et aux abonnés», précise, de son côté, Ouest-France. Et donc, fini les hammams, saunas, douches massantes, trop gourmands en énergie ? Le casse-tête ne fait que commencer…

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