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Consommation : la viande a moins la cote auprès des Français

ANNETTE GUERRIER, À LA TÊTE DE TROIS ÉTABLISSEMENTS

La consommation de viande n’est plus ce qu’elle était, mais pas forcément pour des raisons éthiques : son prix est souvent considéré comme dissuasif, selon un sondage Ifop mené pour le compte de FranceAgriMer.

Si près de huit Français sur dix (79%) estiment que manger de la viande est nécessaire pour être en bonne santé, «certaines remises en question se font sentir», explique Grazyna Marcinkowska, chargée d’études consommation pour FranceAgriMer. Ainsi, 68% des Français sont d’accord avec l’idée qu’en France on consomme trop de viande pour des questions de santé et/ou d’impact sur l’environnement.

Les Français sont donc d’accord pour qu’il y ait moins de viande dans leur assiette, mais ils ne succombent pas pour autant à des repas sans viande : seulement 2,2% d’entre eux déclarent avoir adopté un régime pescetarien, végétarien ou végétalien/végan, tandis que 24% des sondés se déclarent flexitariens (consommation réduite de viande).

L’étude met toutefois en avant de nouvelles inflexions, même si elles sont encore faibles. Ainsi, au sein des omnivores, c’est-à-dire les trois quarts restants, 8% de la population totale, tout en se déclarant omnivores, affirme limiter la viande et en consommer moins d’une fois par jour. «On les appellera flexitariens non étiquetés», précise Grazyna Marcinkowska.

Un profil urbain, féminin et diplômé

Pour ces derniers, le prix «trop élevé» de la viande est la raison la plus citée, tandis que, pour les adeptes d’un régime sans viande, les conditions d’élevage et d’abattage (68%) figurent parmi les motifs les plus cités. Cette motivation est importante (56%) dans le choix des flexitariens de modérer leur consommation, mais elle passe après la santé (62%).

Par ailleurs, les adeptes des régimes sans viandes et flexitarien «ont un profil résolument urbain, féminin et diplômé, les omnivores étant majoritairement des hommes, surreprésentés parmi les habitants de petites villes ou de zones rurales et avec un diplôme inférieur au bac», souligne la spécialiste. Autres caractéristiques : la majorité des personnes dans un régime sans viandes sont célibataires, alors que la présence d’enfants de moins de 15 ans est la plus élevée chez les omnivores.

Étude réalisée par Ifop fin 2020, auprès de 15 001 personnes en France, selon la règle des quotas, via un questionnaire en ligne.

 Avec l’AFP.

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