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Commerces spécialisés : la « beauté-santé », un des secteurs les plus touchés en 2020

Si la crise sanitaire a fait plonger les ventes des commerces spécialisés (-18%), son impact est variable selon les secteurs, relève Procos, la fédération du commerce spécialisé. Dans un premier bilan annuel, la «beauté-santé» recule de 22%.

Certains secteurs «ont bénéficié d’une forte dynamique de consommation à l’issue des deux confinements et réussi à rattraper un peu du chiffre d’affaires perdu durant les phases de fermeture», observe l’organisation professionnelle dans un communiqué. Elle ajoute que le mois de décembre a été «encourageant» avec des ventes en hausse de 12%, même si «la fréquentation des points de vente se soit beaucoup dégradée à l’approche de la fin du mois».

Parmi les secteurs qui ont réussi «à rattraper un peu de chiffre d’affaires», la fédération cite le sport (cumul annuel à -4,5%), l’alimentaire spécialisé (-7%) ou l’équipement de la maison (-8%), alors que l’activité du commerce spécialisé, dans son ensemble, enregistre une baisse de 18%. En revanche, des secteurs comme la chaussure (-27,5%), les bijoux (-23%), l’équipement de la personne (-22,7%) et la beauté-santé (-22%) figurent parmi les plus touchés par les restrictions sanitaires.

Forte hausse des ventes en ligne

Sur le plan numérique, le commerce spécialisé ne fait pas exception. Les ventes en lignes «ont continué d’exploser, y compris en décembre malgré la réouverture des magasins», souligne Procos. Elles ont globalement progressé de 80% en rythme annuel, même si cette embellie n’a permis de récupérer que «3 à 4%» de la baisse d’activité en magasin.

Enfin, concernant la restauration, d’une part, et les salles de sport/cinéma, d’autre part, les patrons d’enseignes assurent que de nombreuses chaines ont respectivement perdu au minimum 50% et 70% d’activité au cours de l’année écoulée. «Aucune solution pour les loyers et les pertes de chiffres d’affaires, malgré la volonté affichée du gouvernement d’aider tous les acteurs des secteurs fermés», déplore la fédération, qui représente 60 000 points de vente et emploie 750 000 personnes.

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