L’ouverture de procédures collectives (liquidation, redressement, sauvegarde) s’est accélérée au dernier trimestre 2021, notamment dans les activités de coiffure et d’esthétique, selon le cabinet Altares.
Entre octobre et décembre, le nombre de défaillances dans la coiffure (9602A) est reparti à la hausse (+13,1%), après quatre trimestres de décru, avec 147 procédures enregistrées, contre 127 à la même période, en 2020. Idem pour les soins de beauté (9602B), en rebond également au dernier trimestre, avec une augmentation des procédures de 10,5% : 63 ont été enregistrées, contre 55 les trois derniers mois de 2020.
Sur l’ensemble de l’année 2021, la situation est certes restée très favorable, avec un recul des défaillances de 19,9% pour la coiffure et de 16,7% pour les soins de beauté, mais le cabinet Altares, qui constate le même type d’inflexion un peu partout, s’attend à une remontée des procédures dans toutes les activités.
Si les défauts ont été en 2021 les moins nombreux depuis 35 ans, «le débranchement progressif des aides, les difficultés d’approvisionnement en matières premières et l’envolée des prix fragilisent les trésoreries des entreprises», estime le cabinet. Pour 2022, tous secteurs confondus, «il faut craindre au minimum 5 000 à 6 000 défauts en plus», a déclaré à l’AFP Thierry Million, directeur des études d’Altares.



