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Bien vieillir en France : rester autonome et vivre chez soi

La France plutôt bien située au hit parade du bien vieillir

L’Hexagone est un pays où on ne vieillit pas trop mal, estiment une majorité de Français, selon une étude sur le bien vieillir en France et en Europe.

Ainsi, 53% des Français pensent que la société permet aux personnes âgées de bien vieillir. Et cette proportion atteint même 74% chez les résidents des maisons de retraite, selon le 1er baromètre sur le vieillissement et le bien vieillir en France et en Europe réalisé par l’institut Odoxa pour le groupe d’établissement pour personnes âgées Orpéa.

Malgré 45% de réponses négatives, cette perception plutôt positive du bien vieillir place les Français dans le peloton de tête européen, derrière les Autrichiens (70% pensent que leur société favorise le bien vieillir), mais devant les Espagnols (48%), les Allemands (45%), les Britanniques (44%) et les Italiens, qui ne sont que 39% à être satisfaits des conditions de la vieillesse dans leur pays.

Il existe toutefois des disparités dans les opinions. Selon Odoxa, les femmes sont moins «positives» (50%) que les hommes (57%), et plus les foyers sont modestes, moins ils pensent que la société permet aux personnes âgées de bien vieillir (51% chez les foyers les plus modestes, contre 60% chez les foyers les plus aisés).

On notera également que les premiers concernés, les 75 ans et plus, ne sont que 51% à partager ce sentiment, contre 59% des 25-34 ans. En moyenne, les Français jugent que l’on est une personne âgée à 72 ans, mais ils estiment aussi qu’il est difficile de l’être à partir de 80 ans, en moyenne, précise l’étude.

Bien vieillir chez soi

Pour les Français, bien vieillir, c’est d’abord rester autonome (59%), puis vivre le plus longtemps possible chez soi (55%). Comparativement, le fait de rester autonome reste une priorité pour 57% des Britanniques, 53% des Italiens et 52% des Allemands. «Dans notre pays, l’idée de l’autonomie semble aller de pair avec le fait de ‘pouvoir rester à son domicile le plus longtemps possible’ », souligne Odoxa.

Pour autant, à l’approche de l’élection présidentielle, le sujet reste absent des débats, alors que 95% des Français jugent qu’il est important, voire prioritaire (50%), pour les pouvoirs publics. Selon l’Insee, 2,5 millions de Français étaient en perte d’autonomie en 2015. Ils devraient être 3,7 millions en 2030 et 4,8 millions en 2050, soit près du double en 35 ans.

Enquête menée sur Internet auprès de 3 007 Français, 2 508 européens (Allemands, Autrichiens, Britanniques, Espagnols, Italiens) et 444 résidents en Ehpad.

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