En berne, chiffres d’affaires, résultats courants, investissements… Les performances économiques des TPE du secteur «beauté-esthétique» se sont encore dégradées en 2013, selon la FCGA.
A quelques exceptions près (la santé et les transports), les indicateurs sont dans le rouge pour toutes les activités, indique la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), qui a analysé 75 professions dans 11 secteurs d’activité.
L’an passé, le chiffre d’affaires des petites entreprises a reculé de 0,4% et leurs résultats, de 1,1%. Premiers secteurs touchés, l’équipement de la personne (-3,5%), l’équipement de la maison (-2,7%), puis la culture et les loisirs (-2,2%), qui ont subi de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Chute des investissements dans la beauté
Dans la beauté et l’esthétique, les petits commerces et les artisans n’ont pas fait exception : en 2013, leur chiffre d’affaires a baissé de 1,2%, tandis que leurs résultats courants ont fondu de 2,3%. Faute de capacités d’autofinancement suffisantes (-2,1%), leurs investissements ont aussi chuté de 10,1%, ajoute la FCGA, dans la 20ème édition de son recueil « Chiffres et commentaires ».
Au hit parade du secteur, les salons de coiffure limitent la casse avec un recul de 1,1% de leur chiffre d’affaires, alors que les soins esthétiques, toujours dans le rouge (-0,6% en 2012), enregistrent une nouvelle baisse de 1,3% avec une diminution de 2% du résultat courant (contre -3,3% en 2012).
Revenus moyens dans l’esthétique : 22 400 euros
Le commerce de détail souffre le plus. L’activité « parfumerie, produits de beauté » accuse la baisse de son résultat courant la plus forte (-8,5%) en 2013, alors que son chiffre d’affaires ne se contracte que de 2%. Idem pour l’activité enregistrée sous l’intitulé «esthétique et parfumerie», dont le chiffre d’affaires est en retrait de 3,1% l’an passé, alors que son résultat courant a fondu de 5,2%.
Au palmarès des revenus (résultats courants moyens bruts), la vente de produits de beauté, dont le résultat courant s’est élevé, en moyenne, à 35 200 euros en 2013, rapporte plus que l’esthétique pure (22 400 euros) ou la coiffure à domicile (17 400 euros).



