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Le microneedling professionnel conquiert la France

tendane nail art simple.

De mini piqûres dans la peau pour provoquer une réaction «régénérante» ? Le microneedling professionnel, moins barbare qu’il n’y paraît, séduit la France, après avoir été plébiscité en Asie et outre-Atlantique.

Qu’on l’appelle « microneedling », «microperforation», «microaiguilletage» ou «micropuncture», son principe est toujours le même : la méthode consiste à percer la couche supérieure de l’épiderme, de façon rapide et régulière, pour stimuler la microcirculation et faciliter la pénétration de principes actifs. Les Asiatiques en sont folles et les Anglo-Saxonnes leur ont emboîté le pas.

Même les Françaises, qui préfèrent généralement des soins plus doux, s’y sont mises. Sans doute, parce que le protocole est précis et bien codifié. Sur le plan professionnel, l’esthéticienne prépare d’abord la peau avec un démaquillage soigneux, puis réalise un gommage en deux phases, avant de recourir au microneedling.

Ce dernier peut aussi s’effectuer avec un roller à main, un instrument qui ressemble à un rasoir mais sur lequel les lames auraient été remplacées par un rouleau comprenant 162 aiguilles microscopiques, d’une longueur d’environ 0,2 mm. Variante : un stylet rotatif, comme le Demica Pen. Ce dispositif de microneedling à grande vitesse permet l’ouverture de 80% de microcanaux supplémentaire.

Reste le choix des aiguilles. Tout dépend de la peau de la cliente et, bien sûr, de ses habitudes en matière de cosmétique instrumentale. Pour un résultat rapide et intense, on peut utiliser des pointes en métal. En revanche, si c’est une première expérience, mieux vaut se contenter de celles en plastique, moins agressives.

Les pointes en métal

Les microaiguilles en métal vont perforer la couche supérieure de l’épiderme de façon rapide et régulière. Grâce à ces pointes, que l’on règle à 1,5 mm de long, on crée un grand nombre de microcanaux, qui vont permettre d’amener des produits spécifiques là où l’organisme en a le plus besoin. Astuce : un stylet sur lequel les aiguilles sont réglables offre une approche plus personnalisée qu’un roller.

Quant au choix de la longueur de la microaiguille, il dépend de la partie du corps traitée. Sur le front, on travaillera moins profondément que sur les joues. Ainsi, la microperforation des couches supérieures de l’épiderme va activer plusieurs fonctions cutanées. En stimulant la circulation sanguine, elle relance la régénération naturelle de la peau, qui enregistre d’abord l’agression puis réagit par des mécanismes, comme la cicatrisation après une blessure.

À en croire certains fabricants, cette technique génèrerait plus de fibres de collagène de type III. Elle engendrerait aussi la production de fibres d’élastine, qui donnent de l’élasticité et de la souplesse à l’épiderme. L’objectif est de lisser peu à peu cicatrices et rides, en travaillant de l’intérieur vers l’extérieur.

Les pointes synthétiques

En utilisant des pointes en matière synthétique, l’esthéticienne peut se servir d’un stylet électrique pour réaliser un massage intense et stimulant. Là encore, elle va provoquer une activation de la circulation sanguine et une relance du processus de fabrication de collagène et d’élastine.

Les pointes microscopiques vont dégager des amas de cellules mortes sur la surface supérieure de l’épiderme et réduire la taille des pores. Contrairement à ce que l’on observe avec d’autres méthodes anti-âge, la peau ne perd pas d’épaisseur. L’utilisation de ces pointes ne la fragilise pas non plus, car les microcanaux provoqués par les aiguilles se referment au bout de quelques minutes.

Les principes actifs

Non seulement ces deux méthodes, métal ou synthétique, relancent l’activité cellulaire, mais elles permettent aussi, contrairement aux autres techniques, d’injecter 8 ml de sérum profondément dans la peau. Pour cela, on utilise principalement de l’acide hyaluronique, dont les principes actifs se diffusent rapidement, notamment le trimoléculaire, qui a l’avantage d’avoir une triple action, comblant rides et ridules de l’intérieur.

On peut aussi y ajouter des peptides ou des antioxydants. Le soin aura des effets visibles sur la structure de la peau et la qualité des tissus. À cela s’ajoutera une hydratation profonde, qui renforcera l’impact des principes actifs complémentaires, appliqués par l’esthéticienne.

A quelle cliente proposer ce soin ?

Le microneedling est un soin anti-âge complet, qui stimule de façon intensive le renouvellement de la peau. C’est pourquoi il se justifie dans le cas de peaux sensibilisées, pour des raisons de vieillissement ou par des expositions trop fréquentes aux UV. On peut ainsi traiter les rides, les relâchements cutanés et le manque d’élasticité. Au vu des résultats, on peut vraiment parler de recontouring. Même une peau atone, irrégulière, avec de gros pores ou des cicatrices d’acné, sera traitée efficacement avec ce procédé.

Après le soin

Comme le microneedling stimule la peau de façon intensive, cette dernière reste sensibilisée, comme après un coup de soleil. La cliente ressent une légère brûlure et son visage peut être un peu enflé. C’est une réaction normale : cela prouve que le soin a été efficace. Si le needling (action de piquer) est suivi de l’application de produits apaisants et hautement hydratants, cette réaction disparaît presque complètement quand la cliente quitte l’institut.

Il est donc nécessaire de lui expliquer clairement le déroulement du soin. Ensuite, il faudra attendre deux à trois jours pour que la peau se régénère. Durant ce laps de temps, la cliente devra éviter les activités suivantes : l’exposition au soleil ou sous une rampe à UV, le sauna et le hammam (il ne faut pas trop transpirer), la piscine, les gommages abrasifs, mécaniques ou manuels, les épilations sur les zones traitées et les autobronzants.

Comme la peau restera sensible à la lumière, mieux vaut utiliser un écran solaire sous le maquillage. Vous obtiendrez un résultat optimal avec un traitement de six soins, espacés à chaque fois de 14 jours.

Microneedling et oxygène

Pratiqué en médecine esthétique, le microneedling est aussi proposé en institut, notamment en le combinant avec la propulsion d’oxygène. Après un nettoyage et un petit modelage-drainage mécanique de la peau, l’esthéticienne applique un produit hydratant ou anti-âge. Elle passe ensuite sur tout le visage un roller à usage unique ce qui peut provoquer des picotements et laisser des rougeurs en fin de séance, en particulier sur le cou.

La propulsion d’oxygène pressurisé va activer la pénétration des actifs, via les microcanaux créés par le needling. Même quand la fonction n’a pas été prévue par le fabricant de la machine, vous pouvez marier propulsion d’oxygène actif et needling. Une source d’inspiration pour les esthéticiennes techniques et créatives.

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