Dernier avatar du microneedling, le BB Glow permet d’avoir une peau éclatante sans maquillage. À l’inverse d’une séance classique en institut destinée à faire pénétrer un sérum actif, cette technique utilise une solution riche en pigments proches de la couleur naturelle.
Malgré certaines réserves, le microneedling s’impose de plus en plus sur le marché français comme une technique de pointe, destinée à atténuer les ridules et resserrer les pores. La nouvelle obsession des beautystas se focalisant sur l’éclat du teint, le BB Glow vient s’ajouter à la liste des prestations possibles en institut de beauté.
La technique combine microneedling et maquillage semi-permanent. L’esthéticienne utilise ici un stylo Dermapen, muni d’une tête stérile à usage unique, pourvu de 36 nano-aiguilles. Elle le passe sur l’ensemble du visage avant d’appliquer un sérum enrichi en pigments proches de la carnation naturelle de la cliente. Le soin n’est pas douloureux, même s’il reste inconfortable. Pour un résultat optimal, il faut prévoir idéalement trois séances d’une heure, espacées de dix jours, pour une durée d’environ six mois.
Inutile de dire que la technique fait fureur à New York ! Cité par le site américain Allure, le chirurgien new-yorkais Howard Sobel n’y voit pratiquement que des avantages : la plupart des BB creams contenant une protection solaire, elle fait pénétrer de façon semi-permanente ses ingrédients et protégerait la peau. Elle améliorerait aussi le teint des personnes présentant des taches pigmentaires.
Une technique encore au stade expérimental
Reste que le procédé ne convient pas à tous les épidermes. Ainsi, la technique – dont on ne connait pas encore les effets à long terme – pourrait provoquer des complications potentielles pour les peaux sensibles ou souffrant de psoriasis, d’eczéma ou d’acné. Toujours à New York, la dermatologue Melissa Kanchanapoomi Levin, citée dans le même article, exprime ses réserves sur la manière dont les pigments de couleur pourraient interagir avec la peau.
Sachant qu’un microneedling «basique» comporte déjà des risques de rougeurs, d’ecchymoses ou de gonflement. Si le prix des séances, de 120 à 150 euros les 45 minutes, a de quoi séduire les instituts de beauté, il vaut donc mieux attendre un peu avant de se lancer dans cette technique, encore peu utilisée en France. Elle en est toujours au stade expérimental et personne ne connait encore les effets à long terme…




