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La société Dépil Tech a été placée en redressement judiciaire

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Le tribunal de commerce de Nice a prononcé la résolution du plan de sauvegarde mise en place pour la société Dépil Tech et placé l’entreprise spécialisée dans l’épilation définitive en redressement judiciaire.

Le 24 octobre 2024, le jugement est passé inaperçu, jusqu’à ce qu’un article de LSA le dévoile, jetant un éclairage inquiétant sur l’avenir de la société. Fondée en 2011 par Paul et Jean-Baptiste Mauvenu, deux frères issus du luxe, l’un de l’optique, l’autre de la restauration, l’enseigne de franchise Dépil Tech s’est longtemps positionnée comme le trublion du marché. 

Un plan de sauvegarde avait été adopté par jugement en date du 27 décembre 2019. La société déclarait alors un chiffre d’affaires de 5,9 millions d’euros, seul donnée officielle dont nous disposons aujourd’hui (comptes non déposés par la suite). Elle revendiquait aussi plus d’une centaine de centres en France et à l’étranger.  

Son histoire est un véritable parcours de saut d’obstacles. L’entreprise débute avec une machine brevetée, fruit de l’expertise d’Eurofeedback, leader mondial de la lumière pulsée, au moment où le secteur de l’esthétique et les médecins se livraient une virulente bataille. Jusqu’au décret du 24 mai 2024, où le monopole médical sur l’épilation à la lumière pulsée et au laser a pris officiellement fin. 

Campagnes de pub tonitruantes et bad buzz

Dépil Tech, spécialiste du buzz, a toujours su se faire remarquer avec des campagnes publicitaires qui ne laissaient personne indifférent. En 2015, la marque frappe fort en choisissant un célèbre rugbyman comme égérie, Sébastien Chabal. Ce choix, à la fois surprenant et décalé, s’inscrivait dans une stratégie de communication audacieuse, visant à se démarquer et à bousculer les codes du secteur. 

Le concept se développe alors vite. Trop vite. En 2018, les fondateurs de Dépil Tech, confrontés à des difficultés financières, sollicitent l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Nice. Si la période du Covid n’a pas arrangé sa situation financière, la société a dû aussi faire face à un «bad buzz» dévastateur sur les réseaux sociaux en 2022. 

Il fut déclenché par la diffusion de photos de clientes souffrant de brûlures après des séances d’épilation à la lumière pulsée. Plusieurs témoignages ont alors alimenté la polémique, ternissant l’image de la marque et suscitant des interrogations sur la sécurité de ses méthodes.

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