C’est le grand oublié des soins sans contact. Pourtant, la cabine d’halothérapie – ou «grotte de sel» – devrait faire partie des équipements les plus recherchés. Voici pourquoi.
Tous les vacanciers vous le diront : une bouffée d’air marin suffit à apaiser l’esprit et le corps. Et pourtant, les spas et les instituts français, s’ils intègrent le sel dans leurs soins, en particulier dans les gommages, hésitent encore à s’équiper d’équipements plus lourds. Ce n’est pourtant pas faute de connaître les avantages de l’halothérapie.
Même le corps médical reconnait que les grottes de sel nettoient les voies respiratoires, facilitent la respiration, renforcent le système immunitaire et améliorent l’état de la peau. Les patients souffrant d’affections respiratoires, notamment d’asthme, d’allergies et de sinusites, savent que l’exposition au sel sec renforce l’immunité globale en nettoyant les poumons.
Ce que l’on sait moins, c’est que les thérapies à base de sel ont également un effet positif sur la peau. Non seulement l’halothérapie, pratiquée de façon régulière, améliore l’apparence globale de la peau, elle permettrait aussi de lutter contre le psoriasis, l’eczéma, la dermatite, l’acné et d’autres affections cutanées.
Mais le plus gros avantage d’une chambre de sel, c’est que l’on peut l’utiliser de façon passive – les clients peuvent s’allonger sur des chaises longues et simplement somnoler pendant 30 minutes – ou active, en pratiquant un massage ou une séance de reiki. Dans le second cas, vous pouvez facturer un supplément sans passer plus de temps en cabine…
Installer une chambre de sel
La chambre de sel permet toutes les fantaisies de décorateur : cube au design futuriste, entouré de verre, ou décor de grotte rustique… Elle s’adapte à tout. Le principe de base est simple : il vous faut un espace, des murs et un sol recouvert de sel, un halogénérateur, généralement monté à l’extérieur de la pièce sur un mur attenant. Celui-ci est percé d’un trou à travers lequel le manchon du générateur diffuse l’air salin sec. La taille de ce générateur doit être adapté à la taille de la salle de traitement. L’approvisionnement en sel est, lui aussi, proportionnel à la taille de la pièce.
Le plafond doit être fixe (pas de dalles acoustiques) et les murs construits avec des matériaux secs comme le bois, ou encore des briques de sel. Pour le revêtement de sol, optez pour le bois, le carrelage ou le béton. Question nettoyage, il vous faudra un aspirateur spécial, car le sel est corrosif. Pour maintenir la qualité et l’efficacité du sel, la ventilation est essentielle. Et pour maintenir un taux d’humidité optimal, celui-ci ne doit pas dépasser 55%. Le sel étant naturellement hydrophile, toujours à la recherche d’eau à absorber, plus c’est sec, mieux c’est !
La qualité des matériaux
De l’avis des experts, il faut surtout veiller à l’épaisseur et la durabilité des briques de sel utilisées, car leur épaisseur peut varier du simple au double. Elles peuvent aussi être brutes ou lisses. De même, la qualité même du sel varie en fonction de l’utilisation. Le sel soufflé par l’halogénérateur devra être de qualité médicale, ce qui n’est pas le cas de celui utilisé sur les sols.
Une fois les différentes questions techniques résolues, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination. Les murs en briques de sel peuvent être rétroéclairés ou intégrer des LED de couleurs, pour bénéficier d’une chromothérapie additionnelle. Le plus important dans ce cas, c’est de pouvoir accéder facilement à l’éclairage pour remplacer les ampoules en cas de besoin.
Enfin, le standing de votre chambre de sel dépendra aussi du type de chaises de repos dont vous la meublerez. Vous lui donnerez ainsi un cachet relaxant ou thérapeutique. Et si vous y positionnez une table de massage, n’oubliez pas, encore une fois, que le sel est corrosif et qu’il vaut mieux opter pour des meubles légers et portables si votre sol est recouvert de sel.
Vous n’avez que peu d’espace ? Ne vous découragez pas ! Il existe sur le marché des chambres de sel tout en un qui s’intègrent même dans de petits espaces. Et dans tous les cas, même s’il est possible de construire soi-même sa chambre de sel, il vaut mieux consulter un professionnel et demander un devis et une étude de faisabilité.
Car il ne suffit pas de mettre deux transats sur un sol recouvert de sel… Une installation correcte est essentielle pour la sécurité des clients et des praticiens. Le bon côté ? Une chambre de sel pose moins de problèmes d’entretien qu’un hammam, et son utilisation s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle bien-être/santé.




