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Instituts fermés : « Cela m’a permis de me réinventer »

ESTHÉTICIENNE AU TELEPHONE

Ces deux esthéticiennes ardéchoises n’ont qu’une hâte : reprendre leur activité. En attendant le feu vert, cette nouvelle fermeture, décidée au prétexte que leur activité serait aujourd’hui «non-essentielle», les plonge dans le désarroi.

Citées par Le Dauphiné, Katarina Boulard, prothésiste ongulaire, et Valérie Loubet, esthéticienne, toutes deux installées à Chomérac, en Ardèche, ont du mal à accepter que leur profession soit qualifiée de «non-essentielle», les contraignant à fermer leur institut. «C’est incompréhensible, car j’accueille une personne à la fois dans un lieu totalement dédié à mon activité, nettoyé, aéré et désinfecté en permanence», s’insurge Katarina Boulard, qui a ouvert son établissement en septembre dernier.

Lors du reconfinement, en novembre, elle en avait profité pour approfondir sa formation, tout juste après avoir démarré son activité. Aujourd’hui, alors que les clientes étaient venues nombreuses cet automne, elle s’interroge sur son avenir. «Songez que je vais toucher 5 euros par jour durant mon congé maternité. Je ne sais pas comment je vais pouvoir tenir», soupire la jeune auto-entrepreneuse.

Des messages de solidarité

Pour Valérie Loubet, installée depuis 1993, si sa situation professionnelle n’est pas exactement la même, l’obligation de baisser le rideau pour la troisième fois ne passe pas non plus. «On oublie que l’on apporte du bien-être à nos clientes et du lien humain. On néglige aussi le fait que nous exerçons un métier où l’hygiène est primordiale. Je ne comprends pas pourquoi nous sommes ainsi écartés», déclare l’esthéticienne au Dauphiné.

Elle ne reste toutefois pas les bras croisés. Faisant appel au click and collect, elle vend des produits «à la porte de son institut», et intervient davantage sur les réseaux sociaux. Un investissement pas tout à fait inutile : «Cela m’a permis de me réinventer et non plus de m’adapter comme ce fut le cas au printemps 2020. En fait, ce qui me fait chaud au cœur, ce sont les messages d’encouragement et de solidarité que je reçois de mes clientes».

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