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Fermeture : une esthéticienne crie son désespoir dans une lettre aux DNA

aides apprentis sans contrats

Comme des dizaines de milliers d’instituts en France, le petit salon d’esthétique de Fanny Mayet, à Issenheim (Haut-Rhin), a dû tirer le rideau une nouvelle fois. En désespoir de cause, sa responsable, 25 ans, tente d’alerter les médias sur sa situation.

L’esthétique, un commerce «essentiel» ou «non essentiel» ? Le verdict est tombé : à la différence des salons de coiffure, les instituts de beauté ont été inscrits sur la liste des activités qui devaient stopper brusquement leur activité, d’abord en Ile-de-France et dans le Nord-Pas-de-Calais, puis, depuis samedi dernier, sur tout le territoire national.

Pour ce secteur, qui totalise, à lui seul, 44 538 entreprises pour 43 377 salariés, cette fermeture est un très mauvais coup, comme en témoigne cette jeune chef d’entreprise, qui vient d’écrire aux Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) pour exprimer son désespoir. Sa lettre a été adressée au quotidien régional avant samedi, alors qu’elle s’apprêtait à fermer ses portes, «contrairement aux deux fleuristes et aux deux coiffeurs voisins».

«J’ai ouvert à l’âge de 19 ans, aujourd’hui j’en ai 25 et je n’ai plus que mes yeux pour pleurer. Je me dis vraiment que la seule issue reste le suicide», rapporte les DNA. La liste des commerces autorisés à ouvrir n’en finit pas de susciter l’incompréhension des commerçants, en particulier des esthéticiennes.

« J’ai mis toute ma vie dans mon entreprise »

«Il n’y a rien de logique dans tout ça ! Je travaille seule, dans un local de 25 m2 et je reçois mes clientes une à une. Elles ne se croisent même pas ! En quoi c’est plus dangereux que de se rendre dans un salon de coiffure ? Et en quoi mon activité est moins essentielle que celle des magasins de jeux vidéo ou que celle des fleuristes ou des libraires ? C’est horrible, ces décisions finiraient par nous faire haïr nos voisins commerçants alors qu’ils n’y sont pour rien…», déplore la jeune femme, qui ne voit pas, à ce jour, comment elle pourra remonter la pente.

«Si je ferme, les aides ne suffisent pas à payer mes charges, qui sont de l’ordre de 1 500 à 2 000 euros. Si j’ouvre quand même, je risque une telle amende que ce sera pire. Et si je cherche un CDD, il sera sûrement payé au Smic, ce qui ne me permettra toujours pas de payer mes charges. Je n’ai plus aucune solution alors que j’ai mis toute ma vie et toutes mes économies dans mon entreprise», explique-t-elle aux DNA.

Une fermeture qui intervient au pire moment pour les instituts de beauté. La saison, en effet, correspond à une très forte demande des clientes pour des soins minceur, qui représentent une bonne part du chiffre d’affaires du secteur. «Je fais quoi avec elles ? Elles risquent de perdre une partie du résultat avec cette interruption. Je les rembourse ? Je leur propose des séances gratuites quand on rouvre ?», souligne l’esthéticienne. Pas sûr qu’elle soit aussi bien entendue à Bercy.

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