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Head spa, hair spa : qui peut faire quoi, et sous quelles conditions ?

Head Spa

Entre soins du cuir chevelu, massages et rituels beauté, les prestations de type head spa ou hair spa se multiplient. À la croisée de la coiffure et de l’esthétique, ces pratiques séduisent mais exigent une vigilance accrue sur les qualifications. La Cnaib-Spa rappelle les règles.

Massages du cuir chevelu, soins capillaires ciblés, diffusion de vapeur ou rituels sensoriels… Ces prestations, que l’on range désormais dans les catégories «head spa» ou «hair spa», séduisent un nombre croissant de clients en quête de bien-être et de détente. Importés d’Asie, ces protocoles mêlant gestuelle relaxante et soins techniques s’imposent progressivement en France, dans les salons de coiffure comme dans les instituts de beauté.

Mais à mesure que ces offres se développent, une question se pose : à qui revient la légitimité de les pratiquer ? Car derrière l’apparente fluidité du concept se cache une réalité plus encadrée. «Ces nouvelles pratiques combinent des techniques de massages, de soins capillaires et de soins de beauté et se situent donc au carrefour des activités de la coiffure et de l’esthétique», fait valoir la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté, dans un communiqué qui entend délimiter les champs de compétence propres à chaque activité.

Head spa ou hair spa : que dit la réglementation ?

head spa Selon la Cnaib-Spa, la majorité des actes pratiqués dans le cadre des prestations de type hair spa ou head spa sont soumis à l’exigence de qualification professionnelle prévue par le Code de l’artisanat. Il s’agit des articles L.121-1 et R.121-2 et R.121-3, qui précisent que les activités de soins esthétiques à la personne et de coiffure ne peuvent être exercées que par une personne qualifiée, ou placées sous son contrôle effectif et permanent. 

Côté coiffure, seuls les professionnels qualifiés sont autorisés à réaliser un shampoing, un brushing, une coupe ou une coloration. Ces personnes peuvent donc réaliser une prestation hair spa, dont l’objectif principal est le soin du cheveu.

Côté esthétique, ce sont les soins de la peau et du visage, avec ou sans cosmétiques, manuels ou réalisés à l’aide d’appareils, qui relèvent du champ de compétence des esthéticiennes. Cela inclut aussi le massage bien-être. Les esthéticiennes sont autorisées à proposer une prestation de head spa, centrée sur le soin cutané et la détente globale, à condition de détenir au minimum un CAP.

Les zones de compétence partagée

head spaLa plupart des pratiques liées aux rituels head spa et hair spa relèvent toutefois du champ de compétence des deux métiers. Parmi les actes communs autorisés, on retrouve : le gommage du cuir chevelu, les soins cosmétiques appliqués au cuir chevelu et aux cheveux, l’utilisation d’appareils spécifiques pour traiter ces zones, le massage du cuir chevelu, avec ou sans accessoires, la diffusion de vapeur ou le ruissellement d’eau sur les cheveux et le cuir chevelu.

Sur le nettoyage, une distinction est toutefois faite selon le niveau de technicité, nuance la Cnaib-Spa : les esthéticiennes peuvent effectuer un nettoyage simple ou un rinçage, tandis que les coiffeurs restent seuls habilités à réaliser les techniques spécifiques de shampoing.

Enfin, si la majorité des actes exige une qualification en coiffure ou en esthétique, certaines prestations restent accessibles aux personnes non diplômées, sous réserve de respecter des limites strictes. Ainsi, peuvent être pratiqués sans exigence de qualification professionnelle : le massage seul, sans application de produit, le ruissellement d’eau ou la diffusion de vapeur sur les cheveux ou le cuir chevelu, à condition de ne pas utiliser de cosmétiques.

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