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Esthéticiennes : les questions à vous poser avant d’acheter un équipement

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Compte-tenu du coût des appareils, il vaut mieux prendre un temps de réflexion avant d’ajouter une nouvelle technique à l’équipement de votre institut de beauté. Pour vous aider, voici quatre questions essentielles auxquelles vous devrez répondre.

A l’heure où les mesures sanitaires se multiplient, il est tentant pour les instituts de se pencher sur l’achat d’un nouvel appareil pour rentabiliser le plus vite possible leur réouverture. En effet, plusieurs techniques permettent d’obtenir des résultats plus rapides en matière de réduction de cellulite, de remodelage du corps ou de raffermissement de la peau. Mais ce type d’achat est-il vraiment judicieux pour votre activité ? Pour le savoir, suivez le guide…

#1 – Ai-je besoin de ce nouvel équipement ?

C’est la toute première question à se poser. Ce nouvel équipement est-il en accord avec le concept de votre institut ? Apporte-t-il de la plus-value au reste de votre carte de soins ? N’achetez jamais une machine uniquement pour «faire du chiffre». Certains équipements ont un prix d’achat élevé et risquent d’être longs à amortir. Souvenez-vous que de nombreux appareils esthétiques que vous utilisez sur le visage peuvent aussi être utilisés sur le corps, en particulier lorsqu’on parle de raffermissement.

#2 – Ai-je le droit de l’utiliser ?

Avant de vous décider à l’achat, vérifiez que vous avez bien le droit d’utiliser la machine que vous convoitez. Gardez à l’esprit le calvaire juridique subi par certaines esthéticiennes attaquées par des médecins pour exercice illégal de la médecine pour la dépilation à la lumière pulsée… Si la jurisprudence actuelle éloigne le risque de nouveaux procès, il n’en demeure pas moins que vous allez devoir bien vérifier les autorisations des différentes machines que l’on vous propose.

Par exemple, certains domaines, comme le microneedling ou le microblading, restent des sujets sensibles, puisqu’il y a effraction cutanée. De même, la cryothérapie, bien qu’autorisée, est aujourd’hui sous la loupe des législateurs. Optez donc pour des méthodes qui présentent le moins de dangerosité possible, et des appareils conformes à la législation européenne. Gardez à l’esprit que certains appareils sont strictement réservés à l’usage médical. Ne restez pas dans le flou et exigez des réponses précises !

Dans tous les cas, interrogez votre assureur. La nouvelle technique que vous convoitez doit être couverte par votre police d’assurance. Si elle ne l’est pas, exigez un avenant au contrat ou changez d’assureur. Car se décider pour une nouvelle technique sans être couverte pour les risques éventuels reste très imprudent.

#3 – Puis-je me le permettre ?

Le prix de vente ne se limite pas au seul coût total de l’appareil. Vous devrez tenir compte aussi de l’éventuelle augmentation de votre prime d’assurance, les frais de formation et de marketing, et le coût des consommables, sans compter la modification éventuelle de votre cabine de soin. Si vous vous spécialisez dans le maquillage permanent, par exemple, il vous faudra une cabine répondant à des normes précises, faute de quoi vous ne seriez pas en mesure d’exercer. Tous ces éléments sont indispensables pour calculer le prix que vous allez déterminer pour chaque soin. Un prix qui devra correspondre aux moyens de votre marché cible.

#4 – La machine est-elle efficace ?

C’est une question essentielle. Parfois, une campagne de communication est si performante qu’on en oublie de mesurer les effets réels de la technique employée ou de l ’appareil. Moralité : se précipiter sur la dernière machine en vogue apparue sur le marché n’est pas forcément une bonne stratégie. Il est donc important de soumettre votre fournisseur à un interrogatoire serré !

N’hésitez pas à demander comment l’appareil agit-il sur la peau. Si votre interlocuteur ne peut pas répondre avec précision à cette question, allez voir ailleurs… Sachez reconnaitre un discours incohérent. Si le fabricant prétend que son appareil réduit la cellulite, mais que ce dernier ne fonctionne que sur la couche supérieure de l’épiderme, oubliez : c’est techniquement impossible. Il en faut plus pour agir sur la cellulite.

De façon générale, souvenez-vous qu’une technique qui promet des résultats rapides nécessite plus d’énergie et que le soin est généralement inconfortable pour la cliente. Prenez l’exemple de la radiofréquence. Le niveau d’énergie nécessaire pour chauffer le derme à la bonne température pour produire du collagène n’est pas un processus agréable. Or, si, en cabinet médical, on sait que les soins sont souvent inconfortables, on attend d’un institut plus de bien-être.

Enfin, renseignez-vous sur les études scientifiques existantes sur la technique qui vous séduit. C’est au fabricant ou au distributeur de fournir ces éléments et un professionnel sérieux vous les donnera sans problème. Si l’appareil est sur le marché depuis au moins cinq ans, n’hésitez pas à interroger d’autres esthéticiennes sur les performances techniques de la machine.

Enfin, dans tous les cas, ne zappez pas l’étape formation. La responsabilité du soin que vous faites dans votre institut vous incombe. Il vous faudra donc vous former au maniement de l’appareil. Là encore, un fournisseur sérieux fera en sorte que vous soyez pleinement formée à l’appareil avant de pouvoir l’utiliser. C’est son intérêt autant que le vôtre.

Donc, en résumé, avant de rédiger votre chèque, assurez-vous que l’appareil qui vous séduit séduira aussi votre clientèle, qu’il vous permettra de vendre plus de soins, en toute sécurité, et que vous bénéficierez d’une formation complète et une garantie sur le fonctionnement. En suivant ces étapes point par point, vous diminuerez les risques financiers.

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