Malgré la présence du même ingrédient de base, le «sugaring» à base de pâte à sucre n’a pas grand-chose à voir avec l’épilation orientale. La technique constitue une catégorie à part, avec des manipulations spécifiques. Retour sur quelques idées reçues.
#1. « Le sugaring, c’est en fait de la cire orientale »
FAUX. L’épilation orientale à base de sucre, de miel et de citron fait partie intégrante de la culture du hammam, aujourd’hui largement implantée dans l’Hexagone. La nouvelle technique de sugaring lui emprunte son ingrédient principal, mais c’est à peu près tout.
Ce sont deux techniques très différentes. La prise en main de la pâte au sucre est plus délicate que celle de la cire orientale. Il y a un petit tour de main à trouver pour bien enrober le poil et tirer doucement dans le sens de la pousse. Pour la cire orientale, on forme une boule que l’on fait rouler sur la peau, dans le sens inverse de la repousse.
#2. « Le sugaring se manie comme la cire traditionnelle »
FAUX. La principale différence tient dans le fait d’enlever les poils dans le sens de la repousse, et non à rebrousse-poil. Avec cette méthode, non seulement l’épilation est plus confortable pour la cliente, mais la praticienne risque moins de casser le poil.
Même les poils très courts partent facilement. De plus, avec son action antiseptique et hydratante, la pâte au sucre soigne la peau, la lisse, et permet d’éviter les rougeurs habituelles. En résumé, le sugaring fait office de gommage, d’épilation et d’hydratation.
A l’inverse de la cire traditionnelle, le sugaring se pratique à très basse température puisque la température idéale est celle de la température du corps, de 36 à 38°. Certaines pâtes peuvent même s’utiliser à température ambiante, même si pour un résultat optimal, la plupart doivent être chauffées.
#3. « Le sugaring se pratique uniquement avec des gants »
VRAI. Il existe deux raisons pour pratiquer le sugaring avec des gants. Tout d’abord, l’hygiène. Il y a aujourd’hui des gants fins qui sont comme une seconde peau, donc très agréables à utiliser.
Ensuite, la peau de la main contient beaucoup de glandes sudoripares. Si la main de l’esthéticienne est humide, cela va se répercuter sur la consistance de la pâte. Elle va se transformer en matière mille et fine. Elle peut même devenir inutilisable en cas de transpiration excessive. Vous n’aurez jamais ce problème avec des gants.
#4. «Vu la composition du sugaring, je peux faire mon mélange moi-même»
FAUX. C’est une solution séduisante, vue de l ’extérieur. Mais pour qu’une pâte au sucre soit efficace, il faut un dosage très précis et difficile à atteindre de façon manuelle. La pâte doit être stable et fournir toujours le même résultat. Il vaut donc mieux éviter de réaliser un produit maison, qui sera plus ou moins approximatif et susceptible de décevoir votre cliente.
#5. « Le sugaring convient à tous les instituts »
FAUX. Il s’agit d’une méthode douce et performante, très confortable pour la cliente, mais qui prend un peu plus de temps qu’une épilation à la cire traditionnelle. Elle conviendra donc plutôt à des établissements haut de gamme, tournés vers la relaxation ou l’énergétique, ou qui cherchent à se démarquer de leurs concurrents.
Dans la mesure où la pâte à sucre a un effet bénéfique sur l’épiderme, elle s’intègre parfaitement dans un soin d’épilation complet, d’autant que son odeur est plutôt agréable et n’a qu’un lointain rapport avec les cires traditionnelles, même si ces dernières ont fait des progrès. En revanche, pour des raisons évidentes de rentabilité, elle ne conviendra pas aux instituts qui pratiquent l’épilation à la chaîne.




