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Épilation par électrolyse : pourquoi elle reste réservée aux médecins

Epilation électrolyse

Contrairement à la lumière pulsée ou au laser à visée non thérapeutique, désormais autorisés sous conditions aux esthéticiens et aux infirmiers, l’épilation par électrolyse reste interdite aux non-médecins. La DGCCRF la considère comme un acte médical.

L’épilation par électrolyse en radiofréquence consiste à introduire une filament microscopique au niveau du bulbe pileux, poil par poil, afin de délivrer une impulsion électrique qui détruit la racine. Chaque poil est ensuite retiré à la pince à épiler. Cette méthode, réputée efficace même sur les poils clairs ou blancs, demande un geste technique extrêmement précis.

Le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 a ouvert, sous conditions, la pratique de l’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique aux esthéticiens et aux infirmiers. Toutefois, ce texte n’inclut pas l’épilation par électrolyse. Cette absence n’est pas un oubli : elle reflète la position constante des autorités sanitaires.

Un acte réservé aux médecins

Pourquoi c’est réservé aux médecins ? Parce que l’électrolyse implique l’introduction d’un filament métallique dans l’orifice pilo-sébacé, ce qui constitue, selon la DGCCRF, une effraction cutanée. Or, le principe d’inviolabilité du corps humain réserve ce type d’acte à des professionnels de santé qualifiés.

Cette qualification d’«effraction cutanée» est toutefois contestée par les esthéticiennes, qui estiment que la technique, quand elle est pratiquée avec des outils adaptés et dans un cadre sécurisé, ne présente pas les mêmes risques qu’un geste médical invasif. Mais pour l’instant, en l’absence d’évolution réglementaire, l’épilation par électrolyse demeure interdite aux non-médecins. 

À retenir pour votre activité

Pour les esthéticiennes, la position est donc claire : même si la demande pour l’épilation par électrolyse existe, il ne faut pas céder à la tentation de l’ajouter à la carte des prestations. Cette technique reste en dehors du champ légal de la profession. La proposer reviendrait à franchir la frontière du médical et à s’exposer à des sanctions. 

Dans le cas où un client recherche spécifiquement ce type de traitement, le réflexe professionnel est de l’orienter vers un dermatologue ou un médecin qualifié, seul habilité à le réaliser en toute sécurité.

LIRE AUSSI : Soin esthétique à la personne : quelles sont les qualifications requises ?

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