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Dermographie réparatrice : le pari audacieux d’Angelica Le Bouedec

maquillage permanent

Passer de la chaudronnerie navale à la dermographie réparatrice, c'est le virage inattendu d'Angelica Le Bouedec. Récemment installée dans le Morbihan, elle redonne espoir et confiance aux femmes marquées par le cancer, dans son cabinet Cocoon’ink. 

Avant de se lancer dans la dermographie réparatrice, Angelica Le Bouedec a emprunté un chemin pour le moins singulier. Après un cursus dans les métiers de la mode, elle s’oriente vers la chaudronnerie navale, où elle manie le métal avec précision. Elle est alors loin d’imaginer qu’elle ouvrirait plus tard le cabinet Cocoon’ink à Inguiniel, dans le Morbihan. 

«Les spécialistes vous diront que cela requiert la même minutie, la même précision et que l’on suit un patron pour assembler ensuite les pièces, même si ce n’est pas la même échelle entre un vêtement et un bateau !», raconte la jeune femme, interviewée par Ouest-France. 

Soudure, assemblage de coques, respect des patrons : autant d’exigences techniques qui forgent son sens aigu du détail. Ce savoir-faire minutieux, acquis au fil des ans, trouve aujourd’hui un nouvel écho dans sa pratique de la dermographie réparatrice, où chaque trait exige la même rigueur que le plus fin des cordons de soudure.

Cette réorientation n’a rien d’un hasard : sensibilisée au handicap par un proche, elle décide de mettre son talent et sa précision au service des personnes abîmées par la vie. Après une formation d’un an à Lavaur (Tarn), où elle se perfectionne en dessin, aquarelle, visagisme et colorimétrie, elle se spécialise dans la reconstitution d’aréoles mammaires et le maquillage permanent.

La dermographie réparatrice, un métier « utile »

maquillage permanent «Je tenais à cette formation, gage de mon sérieux et j’estime que les femmes qui viennent à moi ont assez souffert. Je me dois de leur offrir des garanties, c’est une question de conscience et de confiance. Et j’utilise des encres Reach’Vegan non testées sur animaux», tient-elle à préciser. 

Aujourd’hui, Angelica Le Bouedec partage son cabinet avec une kinésithérapeute du réseau RKS (réseau des kinés du sein), spécialisé dans le cancer du sein. En général, ses interventions ont lieu 8 à 12 mois après l’opération, quand les tissus sont moins congestionnés. La dermographe s’applique alors à recréer des aréoles en trompe-l’œil, aussi réalistes que possible, tout en veillant à instaurer un climat de confiance avec ses clientes.

Un choix qui, loin d’être une simple reconversion, est pour elle une véritable vocation. Ce que cette nouvelle activité lui apporte ? «Des moments pleins d’émotion quand une personne retrouve des sourcils qui ne repoussaient plus ou à laquelle je restitue des aréoles, j’ai la satisfaction d’avoir contribué à restaurer son image, son intégrité physique, l’estime de soi, je me sens utile.»

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