Comme ses voisins français, la Belgique a décidé la fermeture de la plupart de ses commerces pour lutter contre la propagation du virus. Mais les salons de coiffure, qui bénéficient d’un statut différent, peuvent encore recevoir des clients.
Depuis le 18 mars, la plupart des commerces sont désormais fermés de manière permanente, au moins jusqu’au 3 avril. Cette mesure vise tous les commerces depuis ce mercredi midi, sauf les coiffeurs qui sont autorisés à rester ouverts, «à condition qu’ils respectent les mesures de distanciation sociale et l’obligation de n’avoir qu’un seul client à la fois dans le salon», rapporte RTL Info.
Mais cette décision place aussi les coiffeurs dans une situation particulièrement délicate, regrettent deux organisations professionnelles, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) et l’Union des coiffeurs belges (UCB). «Respecter une distance de 1,5 mètre entre le coiffeur et son client est physiquement complètement impossible», explique Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie-Bruxelles du SNI.
Au-delà du risque sanitaire, le SNI pointe le manque à gagner que l’obligation de n’accueillir qu’un seul client à la fois va entraîner. «Les rentrées sur une journée de travail vont être réduites à la portion congrue mais, malgré tout, les charges (loyers, cotisations sociales, tva…) continueront, elles, à courir», poursuit Christophe Wambersie.
Les deux organisations patronales belges réclament donc une assimilation des salons de coiffure au secteur du commerce. D’autant que la non-obligation de fermeture leur interdirait l’accès aux primes régionales d’aide aux entreprises touchées par les mesures de confinement. «Ce sera beaucoup plus clair pour tout le monde», estime le SNI.



