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Loyers, zones commerciales… : les grands chantiers du commerce spécialisé

loyer commercial

Mensualisation des loyers, régulation des plateformes internationales et réaménagement des zones commerciales : l’assemblée générale de la fédération du commerce spécialisé Procos a mis en lumière trois grands dossiers de transformation pour les enseignes physiques.

C’est un serpent de mer du retail qui refait surface avec vigueur. La fédération Procos a réaffirmé lors de son assemblée générale, qui s’est tenu le 16 juin, «l’urgence de la mensualisation des loyers commerciaux», dans la perspective d’une prochaine loi de simplification. 

Une revendication ancienne, mais qui prend une dimension nouvelle dans un contexte où les enseignes font face à des flux erratiques et à une pression sur les marges. Les chaînes multi-sites, notamment dans les secteurs mode, beauté ou bien-être, restent particulièrement exposées. 

En centre-ville comme en galerie marchande, elles doivent jongler avec des charges fixes élevées, sans toujours bénéficier d’un amortisseur économique suffisant en cas de repli du trafic ou de changement brutal de tendance. Pour les enseignes franchisées ou intégrées, la mensualisation permettrait de lisser les effets de marché, en rendant les charges locatives plus adaptables à la réalité du terrain.

Plateformes et zones commerciales

Autre dossier mis en avant par Procos : le respect des règles par les plateformes internationales. Sans les nommer, la fédération pointe une asymétrie croissante entre commerce physique et acteurs du e-commerce globalisé. Fiscalité, normes sociales, contraintes environnementales… Les réseaux implantés en France doivent composer avec un environnement réglementaire qui ne s’applique pas toujours à leurs concurrents numériques.

La fédération du commerce spécialisé anticipe aussi une restructuration progressive des zones commerciales. Procos évoque le lancement de réflexions sur ce sujet, dans un contexte marqué par la baisse de fréquentation, les attentes de mixité urbaine et les impératifs de transition écologique.

Il s’agit d’adapter le foncier commercial aux usages de demain, c’est-à-dire rationaliser les mètres carrés, intégrer de nouveaux services, favoriser la relocalisation de certaines enseignes, etc. Les galeries vieillissantes ou les retail parks sous-fréquentés pourraient être directement concernés.

Nominations et renouvellements

Enfin, au-delà des dossiers de fond, l’assemblée générale a été l’occasion pour Procos de renouveler sa gouvernance, avec l’arrivée de trois nouveaux administrateurs : Sylvia Touboulic Barreteau (La Mie Câline), Aude Hélias (Synalia-Julien d’Orcel, Guilde des Orfèvres) et Gérard Leclerc (Intersport). Par ailleurs, plusieurs représentants ont vu leur mandat renouvelé, dont Sandrine Mignaux (Rituals Cosmetics France). 

Quant au bureau, aux côtés d’André Tordjman, désormais vice-président après avoir présidé la fédération, figurent Jean-Luc Bret (La Croissanterie), président d’honneur, mais aussi Véronique Léger (Yves Rocher), vice-présidente, Nihel Mouloua (Pylônes), trésorière, et Igor Aglat (Kiabi), secrétaire. 

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