Malgré une forte progression, le segment des cosmétiques solides peine à séduire un large public, se cantonnant à un marché de niche, selon le magazine LSA.
Dans un environnement où le marché global de l’hygiène-beauté est en repli, les cosmétiques solides tirent leur épingle du jeu. Si le marché est négatif de 3,2 % en volume, sa valeur gagnait à la fin février 9,7%, souligne l’institut Circana, cité par LSA.
Toutefois, après avoir vu ses ventes grimper entre 2019 et 2021, les professionnels observent des signes de stabilisation. Seulement 7% des consommateurs ont opté pour un shampoing solide en 2022, malgré une démocratisation croissante du segment, souligne Stéphanie Borri, directrice générale de Garnier France (L’Oréal), également mentionnée par le journal spécialisé.
«Le solide s’est démocratisé, mais il grossit moins vite que le nombre d’acteurs qui entrent sur le marché», renchérit Raphaëlle Sorba, directrice marketing et communication de Lamazuna, une marque spécialisée dans les cosmétiques durables et solides.
Pour autant, les cosmétiques solides présentent de nombreux atouts, qui pourraient séduire un plus grand nombre de consommateurs. D’abord, des bénéfices écologiques indéniables. Bien que le coût initial d’un produit solide puisse être supérieur à son équivalent liquide, le nombre d’utilisations possibles est nettement supérieur, rappelle LSA.
Cosmétiques solides : faire preuve de pédagogie
Ainsi, un shampoing solide peut équivaloir à deux bouteilles de 250 ml de son équivalent liquide. Pour Cédric Lozano, chef de produit de L’Arbre Vert, «un camion de produits de douche solides équivaut à cinq camions de douches liquides». Résultat : «Nous parvenons à éviter la mise sur le marché de près de cinq tonnes de plastique grâce aux cosmétiques solides», ajoute-t-il.
Un bémol : la longévité accrue des cosmétiques solides a un impact sur leur rotation en rayon dans les grandes surfaces. Un shampoing solide dure environ trois mois, contre un mois et demi pour un shampoing liquide… Reste à convaincre les consommateurs, qui n’ont pas encore intégré les solides dans leur routine quotidienne. «Cela prend plus de temps pour convaincre les utilisateurs sur cette nouvelle galénique», estime Cédric Lozano.



