Ce vocabulaire du permanentiste est un passage obligé, aussi bien pour les débutants curieux que pour les professionnels souhaitant revoir leurs fondamentaux. La permanente requiert une bonne connaissance des différents types de cheveux, une compréhension des réactions chimiques impliquées et un œil averti pour le style et la forme. Bref, un univers où se rencontrent à la fois les techniques de coiffure et la science !
Préparation et processus de la permanente
Permanente. Il s’agit d’un traitement capillaire réalisé par un professionnel de la coiffure. Le but de cette procédure est de transformer les cheveux lisses en une texture bouclée ou ondulée qui durera longtemps, généralement plusieurs mois.
Divisions. Ce sont les différentes sections de cheveux maintenues en place par des pinces ou des clips pendant le processus de permanente. Ces divisions facilitent l’enroulage des cheveux, en permettant au coiffeur de travailler sur une mèche à la fois.
Enroulage. C’est l’acte d’enrouler chaque mèche de cheveux autour d’un outil spécifique, tel qu’un bigoudi ou une papillote, lors de la réalisation d’une permanente. Cela permet de donner aux cheveux leur nouvelle forme bouclée ou ondulée.
Humectation. C’est l’application du produit réducteur sur chaque mèche de cheveux, généralement sur les demi-longueurs et les pointes, pendant l’enroulage. Cela permet de préparer les cheveux pour le processus de réduction qui change leur forme.
Méthode directe. C’est une technique d’enroulage où le produit réducteur est appliqué sur les cheveux pendant leur enroulage sur les bigoudis.
Méthode indirecte. C’est une technique d’enroulage où les cheveu sont enroulés sur les bigoudis uniquement avec de l’eau, sans produit réducteur.
Saturation. Il s’agit de l’application complète du produit réducteur sur tous les bigoudis une fois l’enroulage terminé. Cette étape garantit que chaque mèche de cheveux a été suffisamment traitée pour subir une transformation.
Temps de pose. Il s’agit du temps nécessaire pour que le produit réducteur agisse sur les cheveux et brise les ponts de soufre, permettant ainsi la transformation des cheveux. Un mot situé en bonne place dans le vocabulaire du permanentiste !
Test de mèche. Un processus qui implique l’enroulement d’une petite section de cheveux autour d’un bigoudi pour tester l’efficacité du produit réducteur avant d’appliquer une permanente sur l’ensemble de la chevelure.
Montée de frisure. Il s’agit du processus par lequel les cheveux passent d’une forme lisse à une forme bouclée pendant le temps de pose du produit réducteur. La forme des boucles ressemble à un “S”.
Dessin de frisure. Il s’agit de la forme spécifique de la boucle ou de l’onde créée par le processus de permanente.
Taux de réduction idéal. C’est le pourcentage optimal de ponts de soufre dans la kératine qui doivent être rompus (environ 30%) pour permettre une tenue de boucle durable sans causer de dommages excessifs aux cheveux.
État d’équilibre. Pour obtenir une permanente efficace qui respecte la santé du cheveu, environ 30% des ponts de soufre (les liens qui maintiennent la structure des protéines dans les cheveux) doivent être rompus. Si trop de ces liens sont rompus, cela peut causer des dommages aux cheveux, tandis que si trop peu sont rompus, la permanente peut ne pas tenir correctement.
Le vocabulaire scientifique du permanentiste
Kératine. C’est une protéine fibreuse qui est le principal composant structurel des cheveux. La kératine contient de nombreux ponts de soufre, qui sont modifiés lors d’une permanente pour changer la forme des cheveux.
Ponts de soufre. Ce sont des liens qui se forment entre les protéines des cheveux. Ces liens sont très importants, car ils leur donnent leur forme et leur structure. Lors d’une permanente, le produit réducteur agit en «brisant» certains de ces ponts de soufre, ce qui permet aux cheveux de prendre une nouvelle forme. Ensuite, un autre produit, le fixateur, est utilisé pour «reconstruire» ces ponts de soufre, de sorte que les cheveux gardent leur nouvelle forme.
Produit réducteur. Il vise à briser les ponts de soufre dans la kératine des cheveux, ce qui permet de modifier la forme naturelle des cheveux. Le vocabulaire du permanentiste ne dédaigne pas quelques mots empruntés à la chimie. Allez savoir pourquoi…
Réduction. Il s’agit de l’action du produit réducteur sur les cheveux pendant le temps de pose, afin de briser les liaisons de soufre des cheveux, ce qui permet leur restructuration.
La fin de la séance et l’entretien post-permanente
Rinçage. Il sert à éliminer tous les résidus de produit réducteur avant l’application du produit fixateur. Le rinçage doit être effectué soigneusement pour éviter tout dommage ou stress supplémentaire sur les cheveux.
Produit fixateur. C’est un produit chimique appliqué après le rinçage qui rétablit les ponts de soufre dans les cheveux, fixant ainsi leur nouvelle forme bouclée ou ondulée. Très utilisé aussi dans le vocabulaire du permanentiste !
Fixation, neutralisation ou oxydation. C’est l’étape finale du processus de permanente, pendant laquelle le produit fixateur est appliqué pour stabiliser la nouvelle forme des cheveux. Cette phase rétablit les liaisons de soufre rompues lors de la phase de réduction, ce qui permet à la nouvelle forme des cheveux de durer plus longtemps.
Retrait des bigoudis. Après le processus de fixation, les bigoudis sont retirés avec précaution pour ne pas perturber la nouvelle forme des cheveux.
Séchage. Une fois que les bigoudis ont été retirés, les cheveux sont séchés, soit naturellement, soit à l’aide d’un séchoir à cheveux. Il est important de manipuler les cheveux avec précaution pendant le séchage pour ne pas perturber les nouvelles boucles ou ondulations.
Entretien de la permanente. Ce sont les conseils donnés par le coiffeur à la cliente pour maintenir et soigner ses cheveux après la permanente. Il peut s’agir de recommandations sur les produits à utiliser, la façon de laver et de coiffer les cheveux bouclés, ou encore la fréquence à laquelle revenir au salon pour l’entretien.
Outils et matériaux utilisés pour la permanente
Bigoudis en plastique. Ils sont largement utilisés dans les salons de coiffure pour plusieurs raisons. D’abord, ils sont légers, ce qui les rend confortables à porter, surtout si la cliente doit les garder pendant un certain temps. Ensuite, les bigoudis en plastique sont moins susceptibles d’endommager les cheveux que ceux en métal. Un bémol : ils ne conduisent pas très bien la chaleur.
Bigoudis en métal. Le métal est un excellent conducteur de chaleur : ces bigoudis peuvent donc aider à fixer les boucles plus vite. Toutefois, ils peuvent aussi causer plus de dommages aux cheveux, notamment en raison de la chaleur accrue et du potentiel de traction ou de stress sur les cheveux. Autre inconvénient : ils peuvent être moins confortables à porter que les bigoudis en plastique.
Papillotes. Il s’agit d’une technique de mise en plis où les cheveux sont enroulés en spirale autour d’un morceau de papier, de plastique ou de tissu, puis fixés en place. Cela crée des boucles serrées et bien définies.
Papillotes traditionnelles. Cette méthode consiste à diviser les cheveux en sections, puis à enrouler chaque section autour d’un morceau de papier ou de tissu, en commençant par les pointes et en remontant jusqu’à la racine. Les cheveux sont ensuite laissés à sécher naturellement ou avec un séchoir.
Papillotes en spirale. Les cheveux sont divisés en sections, qui sont ensuite tordues en spirales avant d’être enveloppées dans une papillote, afin de créer des boucles plus définies et structurées.
Papillotes à la verticale. Cette technique consiste à enrouler les cheveux autour de la papillote de haut en bas, plutôt que de l’intérieur vers l’extérieur. Le but : créer des boucles plus volumineuses et plus naturelles.
Papillotes en accordéon. Les cheveux, d’abord divisés en sections, sont ensuite pliés en forme de Z ou d’accordéon avant d’être enveloppées dans une papillote. Avec, au final, des boucles serrées et très définies.
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