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Permanentes : quels types d’allergie pour les clients ?

LES ALLERGIES SUITE AUX PERMANENTES

Les produits utilisés pour les permanentes à froid ne sont pas dénués d’effets indésirables pour les clients. Brûlures, allergies, rougeurs, érythème… Plusieurs types de réactions ont été identifiés dans des salons de coiffure, comme le montre une étude sur le sujet. 

Les permanentes à chaud ne sont plus vraiment d’actualité. Il est vrai qu’elles ont, à leur actif, un passé peu glorieux : «de très nombreux cas d’irritation sévère du cuir chevelu parfois accompagnée de brûlures entraînant très souvent des séquelles cicatricielles irréversibles» ont été observés, rappelle une étude publiée en 2018 dans les Annales de dermatologie et de vénéréologie*.

Les permanentes à froid, alcalines ou acides, les ont supplantées. Pour les premières, le processus chimique se fait en deux temps. On commence d’abord par l’application d’une lotion frisante à base d’agent réducteur soufré, comme le thioglycolate d’ammonium. Cet agent est ensuite neutralisé par du peroxyde d’hydrogène, c’est-à-dire de l’eau oxygénée. «Les réactions à ces deux produits sont essentiellement de nature irritante», note l’étude, même si de rares cas d’allergie ont été décrits.

La permanente à froid acide, quant à elle, fait appel au monothioglycolate de glycérol (GMTG). «Le GMTG est relativement allergisant et ce sont essentiellement les coiffeurs qui sont victimes de ce type de sensibilisation (eczéma de contact allergique des mains)», soulignent les chercheurs.

Permanentes à base d’acide thiolactique

En revanche, chez les utilisatrices, la prévalence de l’allergie au GMTG est plutôt faible, «d’autant plus que l’usage de la permanente est plutôt en voie de diminution», ajoute l’étude. L’eczéma de contact lié au GMTG se manifeste, sur le cuir chevelu, par des lésions érythémato-squameuses. Ces dernières peuvent s’étendre sur le visage : elles prennent alors l’allure de «coulées».

Par ailleurs, des lésions de type eczémateux peuvent aussi apparaître sur les mains de la personne sensibilisée par contact direct avec les cheveux. Et pour cause : «le GMTG traverse facilement les gants, qu’ils soient en latex ou en vinyle», expliquent les chercheurs. Il existe toutefois une alternative, si l’on est allergique : des permanentes à base d’acide thiolactique «au potentiel réducteur nettement plus faible mais peu allergisant».

(*) Tennstedt D., Herman A., Lachapelle J-M., Annales de dermatologie et de vénéréologie, volume 145, numéros 8-9, août-septembre 2018, p. 521-531.

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