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« Pas besoin d’être un geek pour constituer une communauté sur Facebook »

OLI Gagli

L’informatique vous fait peur ? Ce n’est pas une raison pour déserter les réseaux sociaux ! Le coiffeur Oli Gagli, qui se dit réfractaire à la technologie, a su réunir sur Facebook un groupe actif de plus de 30 000 membres. Voici comment…

Profession bien-être : Vous affirmez ne rien comprendre à la technologie… Et pourtant, vous êtes parvenu à fédérer plus de 30 000 coiffeurs sur Internet. Comment l’expliquez-vous ?

Oli Gagli : C’est vrai, je n’ai rien d’un geek ! Je n’ai même jamais possédé d’ordinateur ! Je suis plutôt allergique à l’informatique, mais je possède un téléphone. Et c’est là-dessus que j’ai fait mes premières incursions sur le Web.

Qu’est-ce qui vous a motivé à aller surfer sur le Web ?

La curiosité et le besoin d’échanger avec d’autres coiffeurs. J’ai participé à des groupes. Mais je ne dois pas être facile : je suis un peu provocateur et rentre dedans, et je me suis fait bloquer sur le groupe Facebook que j’avais rejoint ! Les modérateurs ont créé une polémique qui n’avait pas lieu d’être. Mais il est vrai que tout le monde n’a pas le même sens de l’humour. Et comme j’ai une nature passionnée, mes propos peuvent être parfois mal interprétés.

C’est alors que vous avez créé votre propre groupe ?

Même pas ! J’étais plutôt étonné de m’être fait exclure. Et ce sont des membres du groupe qui sont venus me chercher. La première semaine, ils étaient 700 à me demander de continuer à lancer des discussions et de créer mon groupe. La semaine d’après, 1 000 personnes supplémentaires avaient rejoint le groupe. C’était en 2016. Et cela a continué de semaine en semaine. Aujourd’hui, le «Monde des coiffeurs», sur Facebook, compte plus de 30 000 membres : c’est la première communauté de coiffeurs francophones.

Votre groupe affiche une tenue et une convivialité rares. Comment y parvenez-vous ?

Nous avons de la chance ! Cela prend juste du temps de trier et de modérer dans l’écoute et la bienveillance.  Et comme personne ne vient cracher du venin, on finit par avancer. Qui se ressemble s’assemble. La liberté de ton n’exclut pas la courtoisie. Ce qui est important, c’est que nous nous revendiquons indépendants. Nous sommes libres. Cela nous permet d’accepter toutes les opinions et d’échanger dans le cadre d’un vrai débat.

Pour quelqu’un qui n’aime pas la technologie, vous passez beaucoup de temps sur votre groupe ?

J’ai la chance d’avoir pu réunir autour de moi d’autres passionnés qui modèrent le groupe avec moi. Ce n’est pas une mince affaire.  On finit par rencontrer les bonnes personnes. Nous avons la chance d’avoir un groupe qui attire surtout les coiffeurs curieux et qui ont envie de partager. On y parle de tout, mais surtout de notre métier : nous échangeons des astuces pour mieux s’en sortir au quotidien. La publicité n’y est permise que le lundi.

Jusqu’où va votre aversion de la technologie ? Jusqu’au refus de la réservation en ligne ?

La réservation en ligne n’est pas du tout adaptée à mon cas ! Quand un client confond balayage, ombré ou coloration, cela finit en catastrophe. Il vous réserve une coloration simple, à savoir un prix précis pour un temps donné, et, à l’arrivée, vous vous retrouvez avec une prestation qui coûte le triple et le double de temps, ce qui vous décale tout votre planning et ne satisfait pas forcément le client. Je prends donc mes rendez-vous à l’ancienne, c’est-à-dire au téléphone.

Une attitude un peu surprenante à l’époque où tout est digital, non ?

On peut adapter certaines habitudes du digital, on n’est pas obligé de tout avaler ! Pour certaines choses, je suis resté très, très classique. Mais je fais des efforts !

Cela ne veut pas dire que je renonce à la rentabilité. Bien au contraire. C’est la crise, et nous nous devons d’être encore plus rentables. C’est pourquoi j’ai développé une méthode de balayage ultra-rapide,  qui permet de gagner énormément de  temps.

Car le temps, c’est de l’argent ?

Oui, mais pas seulement. Tout simplement, parce que le temps, c’est la seule chose que l’on ne peut pas stocker, ni mettre de côté  pour plus tard. Parce que le temps, c’est la véritable richesse.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

Pour en savoir plus sur le groupe le Monde des Coiffeurs, c’est ici.

Oli Gagli sera présent sur le stand D23 de Profession bien-être au salon MCB, le 11 septembre, à 14h, pour faire une démonstration de sa technique «flash» de l’ombré haïr. Pour tous ceux qui veulent gagner du temps…

Salon MCB, Paris Expo, Porte de Versailles, Pour retirer votre invitation gratuite, c’est ICI

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