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Ludovic Gehenniaux : « On tourne la page des nuances froides et du blond polaire »

2023, la fin du blond polaire

INTERVIEW. Profession bien-être a demandé au coiffeur Ludovic Gehenniaux, surnommé le «réparateur couleur», de décrypter pour nos lecteurs les tendances coloration de l’année.

Ludovic geheniaux Profession bien-être : Pourquoi vous surnomme-t-on le « réparateur couleur » ?

Ludovic Gehenniaux : Vous avez oublié le sous-titre : «distributeur de bonne humeur» ! En fait, j’ai de nombreuses clientes qui ont fait des colorations à outrance. Quand elles viennent me voir, mon travail, c’est de restaurer leur crinière. Une vraie réparation couleur prend trois jours et vous aurez compris que je n’enchaînais pas les clientes au cours de la journée.

Il m’arrive souvent de prendre une seule cliente par jour. Mais lorsqu’elle repart, elle arbore des cheveux en bonne santé et elle est de bonne humeur. Et certaines clientes ne viennent qu’une fois par an. Finalement, moins je les vois, mieux je me porte ! Cela prouve qu’elles vont bien… et soignent leurs cheveux.

Quelle est la grande tendance coloration de l’année ?

Sans doute le retour du naturel. On reste dans des teintes plus proches de la nature, plus chaudes. On tourne la page des nuances froides. En particulier, du blond polaire, hyper présent ces dernières années. Et c’est tant mieux !

Pourquoi cette animosité envers le blond polaire ?

Parce que cette nuance de blond presque blanc est le cauchemar d’un coloriste. Et pourtant, tout le monde n’avait que cela à la bouche : les clientes comme les coiffeurs en formation. Qu’on se le dise une fois pour toutes : le blond polaire ne convient pas à tout le monde, cela prend du temps et de l’argent, tout comme le cuivré ne va pas à tout le monde, ni les nuques longues ni les chemises en soie lavée chauve-souris ! Si votre cliente se lave les cheveux tous les jours et qu’elle se sert d’un lisseur, il ne faut même pas y penser !

Le problème avec une coloration, c’est que la plupart du temps votre cliente arrive avec une photo et qu’elle demande : «Faites-moi la même chose». Or, cela n’est pas forcément compatible avec sa qualité de cheveux, son ethnie, ni même sa personnalité. Dans ces cas-là, il vaut mieux refuser. Et surtout, prévoir une consultation et une mèche d’essai avant. La mèche-test aide à garantir un résultat et à instaurer un climat de confiance.

C’est la fin du règne des blondes ?

Non, c’est impossible. Les blondes restent blondes, mais elles sont de plus en plus nombreuses à adopter, entre 30 et 40 ans, des tonalités roses. Le blond fraise a encore de beaux jours devant lui, tous comme balayage et le contouring, avec des accents de lumière sur des cheveux châtains ou blond foncé aussi.

Quid du retour aux cheveux blancs que l’on a vu s’amorcer au cours des dernières années ?

Ce n’est pas une tendance : c’est une lame de fond ! De plus en plus de femmes veulent arrêter leur couleur pour accepter leurs cheveux blancs. Mais les cheveux blancs, ça doit s’entretenir. C’est pourquoi j’insiste tellement sur la prévention. Les clientes sont longues à éduquer. Mais lorsque c’est le cas, elles s’en félicitent. La coloration est un service de précision, haut de gamme. Il ne faudrait jamais le confier à des juniors mais à des coiffeurs expérimentés.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

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