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Logiciel My Hair : « Notre point fort, c’est l’analyse des données »

LOGICIEL MYHAIR


A l’ombre des mastodontes de la réservation en ligne, le logiciel My Hair du groupe Fiducial creuse son sillon avec ses prestations de gestion. Depuis un an, toute son interface a été repensée pour séduire les salons de coiffure, comme l’explique le responsable des ventes, Florent Thomas.

Profession bien-être : Vos prestations sont celles d’un logiciel de gestion classique. Qu’est-ce qui vous distingue des autres acteurs du marché aujourd’hui?

Florent Thomas : Oui, en effet, ce n’est pas qu’un logiciel de caisse. Pour la petite histoire, on a déjà plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la coiffure – nous avons été rachetés par Fiducial dans les années 2000 -, mais l’arrivée des start-up de réservation en ligne nous a poussés à réfléchir à une nouvelle ergonomie et à de nouveaux services, d’où le logiciel My Hair, qu’on commercialise depuis juillet 2021. On a pris tout ce qui marchait sur les logiciels anciens et on a amélioré tout ce qui péchait, c’est-à-dire la fluidité et la simplicité du logiciel. C’est pourquoi la prise en main est désormais très rapide sur My Hair.

Quels sont les services que vous proposez ?

On propose l’encaissement, la gestion de stocks, la gestion des collaborateurs, les plannings, les transferts comptables et du rendez-vous en ligne classique, c’est-à-dire qu’on va mettre un bouton sur le site Internet d’un client, sur son Facebook ou son Instagram. On peut aussi lui proposer un site Internet simple.

Vous ne garantissez pas une visibilité sur le Web, voire les réseaux sociaux ? 

Non. On explique au client que le meilleur travail marketing qu’il pourra faire, c’est avec ses propres réseaux sociaux. On va d’ailleurs bientôt proposer des outils pour aider les coiffeurs à mieux suivre leurs clients et à lancer des politiques de fidélisation, par points, par nombre de passages, par parrainage, des campagnes de emailings ou encore à gérer des chèques-cadeaux.

Vous allez jusqu’à l’analyse des données ? 

Oui. Par exemple, l’analyse du chiffre d’affaires, ce qui permet de voir où je pèche et où j’excelle, c’est aussi fourni par le logiciel. Notre logiciel permet aussi de proposer de l’upselling. En clair, quand le client va encaisser, des promos apparaîtront, ce qui facilite le travail des collaborateurs, qui peuvent ainsi vendre des produits.

Les coiffeurs, longtemps été réticents au digital, sont-ils faciles à convaincre ?  

Il y a 5 ans, il fallait vraiment un argumentaire pour leur montrer l’avantage d’avoir un logiciel dans leur salon. Maintenant, c’est rentré dans les mœurs. Ceux qui ne franchissent pas le cap et qui veulent rester avec le papier ne pourront jamais augmenter leur chiffre d’affaires. Le besoin du marché, c’est un besoin d’instantanéité. Le consommateur veut trouver son salon immédiatement et obtenir tout aussi vite un rendez-vous. Il faut donc être capable de réagir vite.

Des nouveaux acteurs comme Planity et Treatwell ont créé des plateformes de réservation grand public pour garantir un apport de nouveaux clients, avec de gros budgets de communication. Les suivez-vous sur ce terrain ?

Non, parce que, comme, à la base, Fiducial est un réseau d’experts-comptables, notre objectif, c’est de permettre aux coiffeurs de gérer leur salon correctement, d’augmenter leur capacité de chiffre d’affaires et surtout de fidéliser leurs clients.

Vos clients ont-ils besoin d’être formés ?

Avant, on imposait notre formation sur les anciens logiciels. C’était nécessaire, la prise en main était compliquée. Maintenant, avec quelques vidéos de présentation, le gérant est autonome et peut se débrouiller tout seul très vite. En revanche, on propose de la formation pour le logiciel qu’on commercialise, sur site ou à distance.

Comment fonctionne My Hair ?

Il n’y a pas d’achat de licence. Il y a seulement un abonnement qui comprend tout. On a trois versions : à 39 euros, c’est la version de base, avec encaissement et gestion des collaborateurs ; à 69 euros, on rajoute les rendez-vous en ligne ; à 89 euros, 300 sms sont offerts et les clients ont accès à la «business intelligence», qui comprend toute l’analyse des données, des tableaux, des analyses, des axes d’amélioration, des comparatifs entre salons ou entre collaborateurs, la saisonnalité des ventes et de la fréquentation. Ce service, surtout dédié aux multi-salons ou aux salons avec de nombreux collaborateurs, c’est notre gros point fort, parce qu’aucun de nos concurrents ne le propose actuellement.

Vous avez combien de salons parmi vos clients ?

Aujourd’hui, on a 100% des succursales Provalliance, c’est-à-dire 400 établissements, et on est également bien implanté sur les franchises. Avec les indépendants, vers lesquels on s’est déployé à partir du mois de mars, on a à peu près 150 salons.

Comment voyez-vous l’évolution du marché ?

Il me semble difficile que Fiducial atteigne le niveau d’une start-up comme Planity sur le rendez-vous en ligne. Par contre, on est largement meilleur sur la caisse. Notre atout, c’est aussi l’analyse statistique. Et puis, les rendez-vous qui sont pris chez nous, ainsi que les profils des clients, restent entre les mains du salon.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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