Dans la course pour remporter le titre de Meilleur ouvrier de France, le coiffeur niçois Didier Pernot se prépare pour la finale. Un défi qui l’oblige à se surpasser et à se remettre en question.
Sélectionné à Paris, Didier Pernot met les bouchées doubles pour la dernière étape du concours «Meilleur ouvrier de France», qui se tiendra le 17 avril, à Lille. Pas évident pour ce coiffeur de 53 ans qui a déjà une longue carrière derrière lui. Installé depuis 2008 dans son salon, au 21 de la rue Alphonse-Karr, à Nice, il travaille seul.
Des concours, il en a toutefois passé beaucoup, comme en témoignent les coupes amoncelées sur une étagère, raconte notre confrère de Nice-Matin. Alors, pourquoi celui de MOF ? «Ce n’est pas pour attirer le client mais d’abord pour réapprendre les bases, maîtriser des techniques moins usitées, afin de travailler un cheveu», explique le coiffeur, qui détaille ses domaines de prédilection : coupe, lissage brésilien et cryothérapie, «pour donner de la puissance à la fibre».
Il aura besoin de tout son savoir-faire pour effectuer les quatre épreuves de la finale, disputée par onze concurrents. «En général, il y a toujours une coiffure de mariée. Alors, je cherche des idées, des mouvements actuels», poursuit l’artisan. Et, en la matière, «tout est valable pour acquérir le bon geste» : galops d’essai sur des têtes factices, exercices incessants, inspirés de tutoriels, de stages, de lectures…



