Alors que le futur protocole prévoit une jauge encore plus restreinte, le président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Landes, Marc Vernier, craint que le nombre de salons qui ferment définitivement ne s’accélère dans le département.
Les coiffeurs n’ont pas été dupes du sursaut observé en mai. Après le premier confinement, puis la mise en place d’un protocole sanitaire strict dans leurs salons, la gestion des flux est devenue beaucoup plus problématique, la prise de rendez-vous devant prendre en compte le respect de l’espace entre chaque client (4m2).
«Il faut être conscient que les normes sanitaires qu’ils ont appliquées n’étaient pas toujours de nature à assurer un seuil de rentabilité», relève ainsi Marc Vernier. Les conséquences économiques ne se sont pas fait attendre : «Nous avons eu, notamment chez les coiffeurs, un certain nombre de fermetures avant même le deuxième confinement qui malheureusement va aller croissant. Le chiffre le plus marquant c’est celui de 15 % des coiffeurs qui ont fermé définitivement en 2020 et nous avons peur que ce chiffre grimpe à 30 % dans les Landes», indique-t-il dans une interview à Sud-Ouest.
« Les 8 m2, pour nous, c’est infaisable »
Vendredi, le gouvernement et les professionnels ont finalisé leur discussion autour du «protocole sanitaire renforcé», qui doit encore être validé par les autorités sanitaires. La jauge d’accueil maximal devrait passer d’un client pour 4m2 de surface à un pour 8m2, et ce, quelle que soit la taille du commerce.
«Les 8 mètres carrés entre chaque client, pour nous, c’est infaisable, car, dans un salon, il y a obligatoirement des clients en attente, pour une mèche ou une couleur», a estimé Christophe Doré, le président de l’Union des entreprises de coiffure (Unec), cité par Le Figaro. De son côté, Laurent Munerot, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), a indiqué, dans le même journal, qu’il allait «demander à Bercy plus de souplesses pour les petites surfaces».



