Masques, visières, gants, désinfectants… A Boulogne, dans le Pas-de-Calais, Benjamin Vlamynck, gérant du salon Tendance Zen, a pris quelques longueurs d’avance avant le 11 mai, alors que certains coiffeurs s’interrogent encore. Mais pour les rendez-vous, il attend le feu vert officiel…
«Chez Tendance Zen, on pourrait sans problème redémarrer l’activité demain matin, Benjamin Vlamynck, le patron, est au taquet», rapporte La Voix du Nord. Le coiffeur, professionnel même dans le confinement, a tout anticipé avec diligence pour pouvoir protéger, le jour J, son personnel et sa clientèle.
Masque, visière, gants et gel hydro-alcoolique, bien sûr, mais pas seulement. Il a aussi réfléchi à la réorganisation de son salon. «Les gestes barrières seront scrupuleusement respectés. On a notamment installé un poste double amovible, avec une personne installée de chaque côté. Et au bac à shampoing, un seul siège sur deux sera occupé. Ce sont donc six clients qui pourront être accueillis en même temps», détaille le gérant.
Pour autant, la réouverture, le 11 mai, n’est pas encore garantie. Reste, selon lui, des incertitudes. «J’ai appelé le numéro vert qui a été mis en place par le gouvernement. On ne m’a pas donné de réponse affirmative. Alors pour les rendez-vous, on va attendre un peu», explique-t-il à la Voix du Nord.
«La question n’est pas de savoir quand on va reprendre, mais si on aura le droit de reprendre», ajoute le coiffeur. En attendant la reprise, il s’est lancé dans les ventes en ligne de shampoings, de produits de rasage et de beauté. Et ça marche. «J’ai des colis qui partent dans le Périgord, la Seine-Maritime… »



