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Coloration végétale : quelles différences avec la coloration chimique ?

Coloration végétale

Si ses temps de pose sont souvent plus longs que pour les colorations chimiques – et sa tenue moins durable -, la coloration végétale est meilleure pour la santé du cuir chevelu. En voici les raisons scientifiques. 

Temps de pose

Les colorations végétales, telles que le henné, la camomille ou l’indigo, agissent en déposant des pigments naturels à la surface des cheveux. Ces pigments se fixent sur la cuticule, la couche externe des cheveux, et pénètrent légèrement dans le cortex, la partie interne de la fibre capillaire. Cette action superficielle explique pourquoi les temps de pose sont plus longs pour les colorations végétales : les pigments naturels ont besoin de plus de temps pour adhérer aux cheveux et pour que la couleur se développe pleinement.

En revanche, les colorations chimiques agissent de manière plus invasive. Elles contiennent souvent de l’ammoniaque ou un autre agent alcalin, qui soulève les écailles de la cuticule pour permettre aux pigments artificiels de pénétrer profondément dans le cortex. Les pigments sont alors combinés à des peroxydes, qui oxydent et fixent la couleur dans la fibre capillaire. Ce mode d’action, plus rapide et plus profond, a un avantage pratiques : il rend les temps de pose plus courts.

Durée de tenue

La durée de tenue des colorations végétales est souvent moins longue que celle des colorations chimiques en raison de leur mode d’action superficiel. Les pigments naturels se dégradent progressivement à la surface des cheveux, notamment sous l’effet des lavages, des brossages et de l’exposition aux UV. Les colorations végétales nécessitent donc des retouches plus fréquentes pour maintenir la couleur.

Les colorations chimiques, quant à elles, ont une tenue plus durable, car les pigments artificiels sont oxydés et fixés à l’intérieur du cortex. Toutefois, cette durée de tenue plus longue peut s’accompagner de dommages capillaires, tels que la sécheresse, la porosité et la casse, en raison de l’action agressive des agents alcalins et des peroxydes.

La santé du cuir chevelu

La coloration végétale est bénéfique pour la santé du cuir chevelu, car elle n’utilise pas de produits chimiques agressifs, comme l’ammoniaque ou les peroxydes, qui peuvent provoquer des irritations, des démangeaisons et des réactions allergiques. De plus, les ingrédients naturels présents dans les colorations végétales, tels que la camomille, la cannelle ou le curcuma, peuvent avoir des propriétés apaisantes, anti-inflammatoires et antioxydantes, qui contribuent à maintenir la santé du cuir chevelu et à favoriser la croissance des cheveux.

Autre avantage pour la cliente (et aussi le coiffeur) : la coloration végétale ne contient pas de substances nocives telles que l’ammoniaque, le formaldéhyde ou les p-phénylènediamines (PPD), qui peuvent provoquer des réactions allergiques, des irritations cutanées et des problèmes respiratoires. Elle ne dégagent pas non plus de vapeurs nocives, contrairement aux colorations chimiques, qui peuvent être inhalées par la cliente et le coiffeur lors de l’application et du rinçage.

Risques allergiques

Bien que les colorations végétales soient moins agressives pour le cuir chevelu et les cheveux que les colorations chimiques, elles ne sont pas exemptes de risques allergiques. C’est pourquoi il est important de procéder à un test cutané avant d’appliquer une coloration végétale.

Le henné, par exemple, est un ingrédient naturel couramment utilisé dans les colorations végétales. Il est considéré comme sûr, mais certaines personnes peuvent développer une réaction allergique, notamment s’il est mélangé à d’autres substances chimiques pour modifier sa couleur.

Toutefois, ces réactions sont généralement moins fréquentes et moins graves que celles provoquées par les colorations chimiques, notamment en raison de la présence de p-phénylènediamines (PPD), un ingrédient souvent utilisé dans ces produits.

Elles peuvent se manifester par des irritations cutanées, des démangeaisons, des rougeurs, des gonflements et, dans les cas les plus graves, des difficultés respiratoires. Facteur aggravant : les personnes allergiques au PPD ont aussi un risque accru de réaction croisée avec d’autres substances chimiques, telles que les parabènes, les résorcinols et les sulfites.

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