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Coiffure : montée en gamme et pouvoir d’achat en berne, un faux dilemme ?

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Malgré un pouvoir d’achat en baisse, plusieurs salons haut de gamme ont ouvert à Vannes. Une tendance que Jean-Yves Scotto di Cesare, président de l’Union des entreprises de coiffure (Unec) du Morbihan, explique à Ouest-France. 

L’explication ? La clientèle intègre de plus en plus de personnes travaillant à Paris mais résidant localement, avec des attentes élevées. Ces clients privilégieraient désormais des services personnalisés. «Il y a bien une montée en gamme des salons de coiffure mais plutôt dans les centres-villes et dans des zones où le pouvoir d’achat est fort comme à Vannes, Arradon et sur la presqu’île de Rhuys. N’oublions pas que, grâce à la LGV, le Morbihan s’est rapproché de la capitale», fait observer Jean-Yves Scotto di Cesare, dans une interview au journal Ouest-France. 

Une aubaine pour la ville. D’autant que la demande évolue vers des produits de qualité, naturels, voire bio, respectueux de l’environnement, ce qui entraîne un panier moyen plus élevé, même si cela reste «une niche», selon le responsable de l’Unec, qui estime que ces salons «résistent mieux que les autres».  

Un bémol : «Tout le monde ne peut pas se permettre de payer 400 euros pour une prestation de plusieurs heures. On voit des clients qui peinent à payer 25 euros une simple coupe», relativise Jean-Yves Scotto di Cesare. Car, selon lui, le marché «se rétracte», notamment chez les franchisés : «Les franchises et leurs services standardisés souffrent. Il y a vingt ans, ça rassurait les clients d’y aller. Aujourd’hui, ils sont plus attirés par les indépendants».  

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