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Coiffure : des différences de tarifs qui passent de moins en moins

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Prendre en compte le temps de travail et non le genre, c’est le message que veut faire passer le collectif «Coiffure en lutte», lancé par une coiffeuse à domicile, Laura Morandi, qui dénonce les différences tarifaires entre hommes et femmes.

«Pourquoi une coupe dite féminine devrait forcément coûter plus cher qu’une coupe masculine ?», s’interroge Laura Morandi, citée dans Le Parisien. Une semaine plus tôt, la coiffeuse, désormais à domicile après avoir travaillé 14 ans en salon, avait également suscité la curiosité d’une journaliste du Huffington Post.

Car Laura Morandini a fait mouche sur les réseaux sociaux. Tout a commencé par un simple post sur son compte Instagram, appelant sa communauté à «travailler sur une mise en avant de la problématique des tarifs genrés en salon de coiffure». À la mi-mai, un collectif baptisé « Coiffure en lutte » voyait le jour, rassemblant des professionnels mais aussi des clients intéressés par les questions abordées : discrimination tarifaire, place des cheveux crépus ou frisés, prise en charge des personnes présentant une alopécie, etc.

«Certaines femmes ont des cheveux courts, certains hommes ont des cheveux longs, d’autres encore qui se considèrent comme non binaires ou en transition se voient régulièrement infliger des tarifs discriminants. J’ai reçu plusieurs clients ou clientes qui n’osaient plus aller dans des salons traditionnels à cause de mauvaises expériences», explique au Parisien la coiffeuse, qui s’est fixée pour objectif, à terme, «de recenser les salons de coiffure et travailleurs indépendants friendly et de lutter contre toute forme de discrimination».

« Il faut lier ces prix au temps passé »

Le constat n’est pas nouveau. En 2018, l’association de consommateurs CLCV avait relevé «une surfacturation fréquente des tarifs femme par rapport aux tarifs homme», y compris sur des prestations similaires. Selon son étude, le forfait «shampoing + coupe + séchage/coiffage», quelle que soit la longueur des cheveux, coûtait en moyenne 20,45 euros pour les hommes et 30,07 euros pour les femmes, soit un écart de plus de 46%.

Une différence tarifaire qui, d’après l’association, «peine à trouver une justification». Mais pour Laura Morandi, l’idée n’est pas d’aligner le prix de toutes les prestations hommes sur celui des femmes. Elle propose que la durée de la coupe détermine le prix. Bref, que les salons de coiffure remplacent les mentions «homme-femme» par «coupe courte, mi-longue ou longue».

Interrogé par Le Parisien, le président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec), Christophe Doré, y serait aussi favorable, estimant, lui aussi, qu’«il faut vraiment lier ces prix au temps passé». Reste le timing, marqué par la crise sanitaire, et les contraintes financières qui pèsent aujourd’hui sur les salons. «On ne peut pas demander à tous ces chefs d’entreprise qui ont des charges, des loyers à payer, de bousculer tous leurs tarifs», admet le président de l’Unec.

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