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Coiffure : ces phrases qui réduisent à néant votre management d’équipe

Coiffeur barbier

Pas toujours facile de mener son personnel vers le succès…Surtout, lorsque vos mots dépassent votre pensée. Profession Bien-être a repéré les quinze phrases à éviter absolument pour maintenir la cohésion d’équipe.

« On ne s’en sortira jamais »

Variante : «Je n’y peux rien, c’est la crise». Ou encore : «Ne vous inquiétez pas, il n’y a rien à faire». Alors, pourquoi vos collaborateurs feraient-ils un effort ? Puisque de toute façon vous les croyez incapables de changer… Bon, la crise a impacté toute l’économie, c’est clair. Alors, pourquoi certains s’en sont-ils sortis mieux que d’autres ? Parce qu’ils n’ont pas baissé les bras. Et qu’ils sont trouvé des solutions de rechange, tout en se serrant les coudes

« Il va falloir se serrer la ceinture »

Voilà une affirmation qui a mauvaise presse. Ce n’est pas étonnant : le manager qui la prononce envisage certainement les salaires de ses collaborateurs à la baisse, mais pas forcément le sien. De quoi faire exploser l’équipe la plus soudée.

« Vos états d’âmes ne m’intéressent pas »

La phrase ne choque pas lorsqu’elle est prononcée par un patron de multinationale, c’est juste une évidence. En revanche, elle est choquante lorsqu’elle vient du gérant d’un petit salon où personne n’a, a priori, de secrets. C’est une marque de mépris difficilement supportable, surtout avec un petit effectif.

« Je n’ai vraiment pas le temps »

Pas le temps ? Il va falloir pourtant le trouver. Si l’un de vos collaborateurs vous pose une question embarrassante, il ne va pas en rester là. Interrogez-vous. Etes-vous vraiment débordé ou simplement n’avez-vous pas envie de répondre ? Si c’est le cas, fixez un rendez-vous au collaborateur. Et répondez par un «là, pour le moment, cela tombe mal, mais pouvons-nous en parler ce soir ou demain matin à l’ouverture», nettement plus bienveillant. Et, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, la bienveillance est dans l’air du temps.

« Aucune idée »

La pire des réponses à une question précise. Si vous, en tant que manager, n’avez aucune idée de la réponse à apporter, qui l’aura ? Et où est passée votre expertise ? Gagnez du temps (voir solution précédente) et documentez-vous avant de répondre. Il en va de votre leadership.

« J’exige tout pour hier »

Tout le monde veut tout et tout de suite. Mais hélas, c’est rarement possible. Poser un délai impossible à tenir pour une tâche est une erreur. Vous passerez pour un tyran sans prise sur la réalité… Bref, un incompétent. Et personne n’aime travailler sous les ordres d’un incompétent. Déjà qu’on manque de recrues dans la coiffure !

« Moi, je pense que… »

Cela fait partie de ces tics de langage insupportables, comme «J’ai envie de dire que…», tout aussi agaçant, qui dissimule souvent une pensée aussi creuse qu’un bois flotté rejeté par l’océan. Exprimez clairement ce que vous avez à dire, sans prendre des précautions oratoires inutiles. A moins que vous ne soyez pas très sûr de ce que vous voulez dire ?

« Prenez exemple sur Mireille, c’est la meilleure… »

Grossière erreur ! Montrer en exemple un membre de l’équipe au détriment des autres nuira à la fois au collaborateur mis en valeur – il n’en demandait pas tant — et aux autres salariés qui ne pourront se défaire d’une touche de jalousie. L’inverse est tout aussi vrai : désigner le plus mauvais élément de l’équipe est une arme à double tranchant. Vous pouvez le transformer sans le vouloir en souffre-douleur des autres ou, au contraire, créer un sourd sentiment de révolte.

« Vous le faites exprès ? »

Variante : «Vous êtes nul ou vous faites semblant ?». Déjà en tête à tête, la remarque est grossière. Mais assénée en public, devant les salariés ou, pire, les clients, elle devient impardonnable. Faire perdre la face à un salarié satisfait peut-être votre ego, mais vous risquez de vous faire un ennemi qui s’efforcera à l’avenir de saboter tous vos efforts…

« Je m’en lave les mains »

Variante : «Faites au mieux, débrouillez-vous !». Ou encore : «Débrouillez-vous, vous êtes grands». Euh… Rappelez-nous qui est le manager de votre salon ? Vous ? On ne dirait pas. Il faut un capitaine au gouvernail pour diriger une entreprise, pas quelqu’un qui fuit en permanence ses responsabilités. Et si, par le plus grand des hasards, quelqu’un se «débrouille» pour faire avancer les choses, ne lui reprochez pas d’avoir pris des initiatives !

« Ne pose pas de question, fais-le ! »

Si votre salarié pose une question, c’est qu’il n’a sans doute pas compris ce que vous lui demandez. Plutôt que de le laisser dans le flou et risquer une catastrophe (tout peut arriver), mieux vaut prendre trois minutes pour lui expliquer avec précision ce qu’il doit faire.

« Vous n’allez tout de même pas m’apprendre mon métier ! »

Votre salarié, beaucoup plus jeune que vous, vous contredit sur un point de technique ? Avant de l’envoyer paître, réfléchissez. Tout change de plus en plus vite, et les techniques évoluent, en coiffure comme d’autres domaines. Qui monterait aujourd’hui une permanente comme dans les années 30 ? Donc, avant de tout rejeter en bloc, prenez votre temps. Quand avez-vous passé votre diplôme ? Et à quand remonte votre dernière formation ?

« Agnès, j’ai besoin de ton avis. Tu peux gérer le planning de ménage ? »

L’avis d’Agnès, vous vous en moquez. Ce que vous voulez, c’est qu’elle fasse le ménage. Au lieu de l’exprimer de cette manière un peu cavalière, mieux vaut établir un vrai planning de ménage où tout le monde sera impliqué. Et pas seulement la dernière arrivée à qui on refile toutes les corvées.

« On n’est pas là pour rigoler »

À votre ton et votre remarque, on avait bien compris. Et effectivement, si c’était le but, vos salariés n’auraient certainement pas choisi votre salon. Pour autant, faire son travail sérieusement ne signifie pas afficher une mine lugubre ! Si votre équipe est de bonne humeur, elle donnera aussi une image positive de votre établissement. Souvenez-vous de cette image. Si derrière la vitre, un client voit un visage souriant, pousser la porte lui sera facile. A l’inverse, il n’aura aucune envie d’entrer dans un salon où tout le monde fait grise mine.

« Je dis ça, je dis rien… »

Alors, taisez-vous.

Merci à Erik Dumon pour son expertise précieuse du management du salon de coiffure. À la tête d’Educattitude, il a conçu une formation du créateur au long cours, avec des séances réparties chaque trimestre.

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