Le recours en grâce des cheveux textures a poussé les marques capillaires à multiplier les gammes… redondantes. À contre-courant, une jeune entrepreneuse a conçu des produits polyvalents pour simplifier les routines capillaires.
La nature a horreur du vide. Alors que, jusque-là, les femmes aux cheveux frisés ou crépus n’avaient que très peu de choix pour soigner leurs cheveux texturés, elles n’ont aujourd’hui que l’embarras du choix. Trop, sans doute, car le retour de la boucle a suscité une abondance de produits, qui complexifie les routines…
Créée en 2019, la jeune marque éthique Iwalewa a pris une direction différente, celle de simplifier les produits. L’entreprise a la particularité d’être 100% africaine : les matières premières sont sources au Burkina Faso, au Maroc et au Sénégal, les analyses sont réalisée au Sénégal et la production au Maroc.
Sa fondatrice, Josiane Ologbi, de mère togolaise et de père nigérian, a fait ses études de biochimie en France, avant de poursuivre son activité au Sénégal. Persuadée qu’il n’est pas nécessaire de passer trois heures dans sa salle de bains à appliquer huile, shampoing, conditionneur, soin et beurre, pour avoir des cheveux beaux et sains, elle a divisé par deux le temps des routines capillaires, grâce à des produits polyvalents.
«Iwalewa, c’est de la polyvalence et de la simplicité, de quoi faire des économies, gagner du temps et de l’espace dans ses placards en une période où la surconsommation est un vrai problème», assure l’entrepreneuse dans son communiqué.
Aux deux produits de départ, une crème lavante, qui sert de shampoing et de conditionneurs, et un soin qui s’utilise à la fois en masque à rincer, en crème sans rinçage ou encore en fixateur d’hydratation, elle ajoute aujourd’hui trois nouveaux produits.
Une marque de cosmétiques 100% africaine
Le premier, Ishun est une pâte nettoyante au rhassoul, formulée avec du moringa et de la menthe poivrée : elle s’utilise à la fois en shampoing détox, pour les cuirs chevelus irrités, en masque capillaire fortifiant ou encore en nettoyant pour le visage, pour raviver les teints ternes.
Proposé sous la forme d’un pain solide, le baume Adun marie beurre de cacao brut, huile de nigelle, muscade et extrait de vanille. Il s’utilise en base pour nourrir la peau ou sur les pointes des cheveux très secs. Il peut aussi s’utiliser en barre de massage en effectuant des manoeuvres directement sur le corps pour favoriser la détente musculaire.
Enfin, le lait capillaire fluide Ewa, formulé à base de miel, d’huile de jojoba et d’huile de ricin, parfumé à la vanille et à l’ilang-ilang est moins polyvalent, mais il a été crée à la demande des clientes qui voulaient un produit nourrissant qui n’alourdit pas les cheveux.
La créatrice affiche clairement son ambition : faire d’Iwalewa la première marque de cosmétiques 100% africaine à s’imposer sur le marché européen, pour valoriser et dynamiser le continent africain. Ne lui reste plus qu’à continuer à optimiser son circuit logistique. Pour des questions économiques et environnementales.



