Passer du canapé aux baskets, même tard dans la vie, change tout. Selon une vaste analyse publiée dans le British Journal of Sports Medicine, fondée sur 85 études menées jusqu’en avril 2024 et portant sur des cohortes de 357 à plus de 6,5 millions de personnes, rester constamment actif réduit le risque de décès de 30 à 40%. Même une hausse de l’activité depuis un niveau insuffisant s’avère bénéfique, avec une baisse du risque estimée entre 20 et 25%.
En pratique, les personnes qui passent de l’inactivité à l’activité régulière voient leur risque de décès diminuer de 22%. L’effet protecteur de l’activité physique apparaît plus net contre les maladies cardiovasculaires que contre le cancer. En effet, comparés aux inactifs, les participants actifs présentent un risque de décès cardiovasculaire réduit d’environ 40%, contre 25% pour le cancer, même si les données restent limitées pour ce dernier.
« Un peu, c’est toujours mieux que rien »
Les recommandations actuelles fixent un objectif de 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité vigoureuse. Mais même en deçà de ces seuils, des bénéfices sont constatés. «Un peu d’activité physique vaut toujours mieux que pas du tout», estiment les chercheurs dans un communiqué.
Autre enseignement : les bénéfices de l’activité physique sont bien plus marqués quand elle s’inscrit dans la durée. Être resté actif au fil du temps protège davantage que d’avoir pratiqué par le passé puis cessé. En clair, la régularité compte plus que les efforts ponctuels.
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