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Fermeture de l’IFCB : l’ouest de la Loire-Atlantique sans école d’esthétique

La liquidation judiciaire de l’Institut de formation corps et beauté (IFCB) entraîne la disparition de la seule école d’esthétique entre Nantes et Vannes. Un vide inédit pour l’ouest de la Loire-Atlantique, qui prive élèves, adultes en reconversion et employeurs d’une offre locale de formation.

Le 12 juin, élèves, parents et enseignants de l’Institut de formation corps et beauté (IFCB) ont reçu un mail laconique : «C’est avec une grande tristesse que nous vous informons que l’école IFCB est contrainte de fermer définitivement ses portes à compter de ce jour, suite à une décision de liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de Commerce de Nantes», rapporte Presse Océan. 

L’école ferme définitivement ses portes, à Saint-Nazaire comme à Saint-Herblain. Selon le journal local, cette liquidation judiciaire a été prononcée la veille, le 11 juin 2025. La nouvelle surprend d’autant plus qu’aucun signe public de difficulté n’avait filtré jusqu’alors. 

Toujours d’après Presse Océan, plusieurs parents affirment avoir reçu, dans les semaines précédentes, les dossiers d’inscription pour l’année 2025-2026. Une absence d’alerte qui alimente l’incompréhension. L’IFCB avait été fondé en 2006 à Saint-Nazaire. Il proposait un CAP esthétique (deux ans pour les jeunes, un an pour les adultes en reconversion) et un bac pro. 

L’école avait aussi ouvert une filière coiffure, abandonnée en 2023. En 2024-2025, elle accueillait encore environ soixante élèves. Avec cette fermeture, c’est donc une double disparition qui s’opère : celle de la dernière école d’esthétique de l’ouest de la Loire-Atlantique, et d’un établissement privé indépendant, implanté localement depuis près de vingt ans.

IFCB
Avec la fermeture de l’IFCB, il n’existe plus de formation esthétique dans l’ouest de la Loire-Atlantique. 

Des tensions sociales en arrière-plan

«Il n’existe donc plus de formation d’esthétique dans l’ouest de la Loire-Atlantique», ajoute Presse Océan. Les établissements les plus proches sont situés à Nantes et à Vannes, à plusieurs dizaines de kilomètres. «Avec la distance en plus et des prix différents», observe une professeure interrogée par le quotidien régional.

Pour les familles, les conséquences sont immédiates. Certaines envisagent de déplacer leur enfant, mais doivent faire face à un surcoût non prévu. «Le coût de la formation augmente de 1 000 euros et on devra aussi trouver un logement», confie une mère. À cela s’ajoute la difficulté de trouver un maître de stage dans un délai aussi court.

Face à la brutalité de la situation, un collectif de parents s’est formé pour chercher des solutions. Éric Bego, membre de la CGT locale, dont la fille était en première année de bac pro à l’IFCB, déplore le manque d’anticipation : «Ils conçoivent que l’école ne pouvait pas contrôler la liquidation judiciaire, mais la direction aurait dû nous prévenir des difficultés.»

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