Nescens change de cap. Le groupe Michel Reybier Hospitality refond l’ensemble de ses spas autour d’un axe unique : la longévité. Médecine préventive, bilans biologiques et technologies de pointe s’invitent désormais au cœur de l’expérience bien-être.
Son repositionnement s’opère dans un contexte où «la prévention santé, la longévité et la performance physique deviennent des enjeux clés», souligne le groupe dans un communiqué. L’idée est de ne plus se contenter de faire du bien, mais d’agir en profondeur sur la santé, avec un vrai suivi médical.
« La longévité n’est plus une promesse marketing »
«La longévité n’est plus une promesse marketing, mais une approche médicale et scientifique intégrée dans l’expérience spa», fait valoir le communiqué. Chaque spa Nescens est présenté comme «une antenne de la Clinique Nescens», spécialisée dans «la médecine préventive, la régénération cellulaire et la santé cognitive».
Au cœur de cette transformation, un parcours articulé autour de diagnostics médicaux et de soins personnalisés. Bilans individualisés, analyses biologiques ciblées et consultations encadrées forment la première étape d’un programme visant à «intervenir en amont des symptômes, dans une logique proactive».
Les soins corps et visage intègrent des techniques variées, du massage «better-aging» à la pulsothérapie, en passant par des soins hydratants à l’acide hyaluronique. L’offre s’accompagne d’«une alimentation fonctionnelle conçue par un chef doublement étoilé», pour activer ce que le groupe appelle «les mécanismes naturels de réparation, de régulation et de performance».
Femmes, sportifs, cadres sous pression…
Trois programmes illustrent cette nouvelle segmentation. D’abord, le «Women’s better-aging», proposé à La Réserve Ramatuelle, combine bilans hormonaux, yoga, massage Chi nei tsang et facial Oxylight. Ensuite, le «Longevity high performance», à Genève, débute par quatre jours à la Clinique Nescens pour des soins et diagnostics médicaux, avant de se poursuivre en spa.
Enfin, le «Mental wellness escape» associe yoga, soins détox et bains aromatiques, dans une approche plus sensorielle et introspective. Chaque établissement déploie un panel de dispositifs esthétiques avancés. Parmi les soins, l’«Oxylight facial», disponible à Genève, est décrit comme un «traitement du visage non-invasif combinant Led, microdermabrasion, oxygénation et micro-courants».
À Paris, le «Teslamed» s’appuie sur «une technologie à double générateur (ions et micro-courants) » pour stimuler les fibroblastes et tonifier les tissus. Autre outil récurrent, la pulsothérapie, vantée pour «stimuler la circulation lymphatique, lutter contre la cellulite, réguler le sommeil et réduire le stress».
Vers un modèle club santé
Les spas déclinent leur offre sous forme de retraites courtes (3 à 5 jours) ou d’abonnements premium. À La Réserve Ramatuelle, les tarifs débutent à 2 400 euros pour les programmes Bootcamp ou Mental Wellness. À La Réserve Genève, l’abonnement annuel atteint 7 800 francs suisses (autour de 8 300 euros), incluant bilans médicaux, coachings, soins signature et accès aux espaces bien-être. À La Réserve Paris, l’offre s’étend aux soins du cheveu avec le traitement «Haircare by Flora» et un sérum anniversaire à 175 euros, dans une logique de montée en gamme ciblée.
Photo d’ouverture : Photo : Spa Nescens à Interlaken (Suisse)
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