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Un salarié sur quatre s’estime en détresse mentale

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Alors que le Premier ministre, François Bayrou, a confirmé mi-janvier que la santé mentale sera «la grande cause nationale de 2025», un quart des salariés jugent leur état psychologique dégradé, une situation qui stagne depuis un an, selon une étude du cabinet Qualisocial. 

La santé mentale au travail reste en alerte rouge. Selon le baromètre réalisé par le cabinet Qualisocial, spécialisé dans le bien-être et la santé mentale au travail, 4% des salariés interrogés qualifient leur état de «très mauvais», tandis que 21% le jugent «plutôt mauvais». Une situation préoccupante, d’autant qu’elle n’a pas évolué depuis l’an dernier. 

«La mauvaise santé mentale des salariés français reste alarmante, sans aucune amélioration par rapport à l’an dernier», souligne l’étude. À l’opposé, 59% des salariés interrogés décrivent leur santé mentale comme «plutôt bonne», et 14% vont jusqu’à la qualifier de «très bonne». Reste un petit 2% qui préfère garder le silence.

Selon Camy Puech, fondateur du cabinet Qualisocial, «2025 est une année sous tension sur le travail», le climat actuel ne faisant qu’aggraver la santé mentale des salariés : contexte politique instable, pression économique, incertitudes autour de l’essor de l’IA et des défis écologiques, etc. 

Certains secteurs sont particulièrement touchés par la dégradation de la santé mentale. En tête, l’hébergement médico-social et l’action sociale affichent un taux de 34%, suivis par l’hôtellerie-restauration (30%), l’administration publique (30%), le commerce (29%) et le secteur de l’information et de la communication (28%). À l’inverse, la situation semble moins critique dans la construction (19%), ainsi que dans l’industrie (21%), les services aux entreprises (21%) et les transports (23%).

Un impact sur l’engagement au travail

Les femmes de moins de 40 ans, les personnes seules avec enfants, les malades chroniques ou encore les personnes à temps partiel sont les populations les plus fragiles. En cause, le manque de confiance en l’avenir, qui s’impose comme le principal ennemi de la santé mentale, estime l’étude. 

Un salarié confiant aurait ainsi 4,3 fois plus de chances de se sentir en bonne santé mentale qu’un collègue rongé par l’incertitude. Un écart qui illustre à quel point l’optimisme peut faire la différence. Une santé mentale dégradée a aussi «un impact fort sur la capacité de concentration, l’engagement et l’énergie au travail», ajoute l’étude, qui indique que plus d’un salarié sur trois n’a accès à aucune action de prévention. 

La santé mentale s’impose comme la grande priorité de l’année. Mi-janvier, le Premier ministre François Bayrou a confirmé que ce sujet serait «la grande cause nationale de 2025», poursuivant ainsi l’engagement de son prédécesseur Michel Barnier. Une décision saluée par les cabinets spécialisés, regroupés au sein de la Fédération des intervenants en risques psychosociaux (Firps), dont Qualisocial, qui ont alerté la semaine dernière sur «une dégradation préoccupante de la santé mentale des salariés français», jugeant «urgent» de renforcer la prévention.

Enquête menée en ligne du 3 au 9 décembre auprès d’un échantillon représentatif de 3 000 salariés, selon la méthode des quotas.

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