Selon une équipe de chercheurs de l’Université de l’Utah, aux Etats-Unis, une simple exposition à la nature, même brève, peut apporter des bénéfices significatifs aux personnes souffrant de troubles mentaux. Cette méta-analyse, publiée dans la revue Ecopsychology, a rassemblé des données sur 30 ans, entre 1990 et 2020, et inclut 45 études portant sur plus de 1 492 participants adultes atteints de diverses maladies mentales.
L’étude montre que 10 minutes suffisent pour constater une amélioration des symptômes, que ce soit dans un parc urbain ou un espace plus sauvage. La nature urbaine, en particulier, offre une solution accessible pour de nombreuses personnes, y compris celles qui n’ont pas la possibilité de s’immerger dans des environnements naturels plus éloignés.
Car les effets bénéfiques, bien qu’à court terme, sont importants : une réduction de l’anxiété, une amélioration de l’humeur et un sentiment général de bien-être ont été observés chez les participants à l’étude. Cette approche naturelle peut ainsi constituer une alternative intéressante pour les personnes qui ne répondent pas toujours aux traitements médicamenteux.
« Une ressource peu coûteuse et disponible »
Les espaces naturels comme les parcs urbains, les rivières, les montagnes ou même les jardins communautaires offrent tous des bénéfices significatifs, notamment les activités de plein air comme le camping, la marche ou encore le jardinage, soulignent les chercheurs.
«Faire une petite promenade ou faire du camping ne doit pas nécessairement être considéré comme un substitut à d’autres interventions thérapeutiques ou cliniques. Nous devrions plutôt considérer le temps passé dans la nature comme une ressource peu coûteuse et largement disponible pour soutenir la santé mentale et le bien-être général des adultes», explique Joanna Bettmann, professeur au College of Social Work de l’Université de l’Utah et auteur principal de l’étude, citée dans un communiqué.
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