Beauté

Bien-être

Business

Commerce spécialisé : une année 2023 morose sauf pour la beauté

MARCHÉ DE LA BEAUTÉ

Alors que le secteur du commerce spécialisé a connu fort recul de ses ventes fin 2023, en raison de l’inflation, la beauté sélective a poursuivi sa croissance l’an dernier (+7,7%), selon la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos).

Fin 2023, l’inflation a entraîné une chute de la consommation, marquée par une diminution des ventes dans le textile et la décoration, une baisse de fréquentation et un changement de comportement des consommateurs, selon la fédération Procos, qui regroupe 310 enseignes de secteurs variés réparties sur 60 000 points de vente. Après un été marqué par un rebond significatif, la situation s’est dégradée à partir du mois de septembre.

Si les ventes globales ont progressé, en moyenne, de 3,5% sur un an en 2023, le bilan annuel montre toutefois de grandes variations entre les secteurs. Ainsi, les ventes de la beauté sélective progressent (+7,9% sur un an), comme l’alimentaire spécialisé (boucheries ou boulangeries par exemple, +3,7%) et la restauration (+4,5%), tandis que les secteurs de l’habillement (-1,1%), de la chaussure (-3%), ou du jouet (-1,5%) voient leurs ventes diminuer pour la deuxième année consécutive.

La beauté a «superformé» toute l’année les autres secteurs, notamment l’été, avec un pic à +17% en juillet, contre +9,4%, en moyenne, pour l’ensemble du commerce spécialisé. Quant aux soldes d’hiver, en 2024, ils ont été plutôt bons pour les chaînes de parfumerie (+7,3%), avec une fréquentation en hausse de 5,5% par rapport à la même période de 2023, alors que la moyenne du commerce spécialisé montre un recul de 3,5% du 10 janvier au 6 février 2024.   

Forte hausse des prix dans la parfumerie

«Ce secteur a pu, de manière assez importante, augmenter ses prix et, malgré tout, continuer à être très dynamique en promotions, alors qu’il y a de nombreux secteurs, comme le textile ou l’équipement de la maison, qui ne pouvaient pas le faire, compte tenu des fortes tensions exercées sur la consommation», explique Emmanuel Le Roch à Profession bien-être.

Selon le délégué général de Procos, l’augmentation des prix dans la parfumerie, l’an dernier, serait de l’ordre de 12 à 15%, et donc nettement au-dessus de l’inflation. «C’est ce qui a permis, aux grands acteurs, de continuer la bataille de promotions qu’ils mènent depuis quelques années», estime-t-il. À l’inverse, des petites chaînes, comme Adopt, positionnées sur l’entrée de gamme, ont tiré leur épingle du jeu en proposant des parfums petit format, bien moins chers que les marques de parfumerie de luxe. 

LIRE AUSSI : La coiffure et l’esthétique ont connu un pic de défaillances en 2023

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies