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Indice de masse corporelle (IMC) : une étude en souligne les limites

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Le surpoids, tel que mesuré par l'indice de masse corporelle (IMC), n'est pas nécessairement synonyme de risque accru de mortalité, contrairement à l'obésité, selon une étude qui pointe les limites de cet indicateur.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de santé de 550 000 adultes américains, recueillies lors d’une vaste enquête entre 1999 et 2018. Ils ont aussi consulté une base de données de décès en 2019. Parmi les participants à l’étude, plus de 75 000 personnes sont décédées pendant la période étudiée.

Outre l’IMC, les chercheurs ont collecté des informations sur plusieurs autres facteurs tels que le niveau d’activité physique des participants, leur tabagisme, la présence éventuelle de maladies chroniques et leur couverture santé.

Il ressort de l’étude que les personnes ayant un IMC compris entre 25 et 30, c’est-à-dire considérées comme en surpoids, n’ont pas un risque accru de mortalité par rapport à celles ayant un IMC de 22,5 à moins de 25, considérées comme de poids normal.

En revanche, les personnes ayant un IMC inférieur à 20 ou supérieur ou égal à 30 (catégorisées comme obèses) voient leur risque de décès augmenter significativement. À titre d’exemple, une personne obèse morbide (IMC de 40 ou plus) qui n’a jamais fumé a deux fois plus de risques de mourir qu’un non-fumeur ayant un IMC dit «normal».

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Des IMC similaires mais des profils différents

Publiée dans la revue scientifique Plos One, cette étude intervient à un moment où de plus en plus de populations, riches ou pauvres, sont confrontées à des problèmes de surpoids. Aux États-Unis, plus de 70% des adultes sont considérés comme en surpoids ou obèses.

Selon les auteurs de l’étude, Aayush Visaria et Soko Setoguchi de l’université Rutgers, dans le New Jersey (États-Unis), ces résultats indiquent que d’autres indicateurs, tels que la mesure de la répartition corporelle de l’excès de graisse, pourraient fournir davantage d’informations sur l’état de santé d’une personne.

«L’IMC seul n’est pas un très bon indicateur de santé», explique Aayush Visaria à l’AFP. Bien qu’il soit «très simple à calculer et très accessible», d’autres facteurs doivent être pris en compte, comme la mesure du tour de taille ou la densité osseuse et musculaire, ajoute-t-il.

Toutefois, le surpoids reste associé à des maladies comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. «J’ai vu des gens avec des IMC similaires et des conséquences très différentes pour leur santé», précise le chercheur.

Avec l’AFP.

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