Le cabinet Altares note une hausse de plus de 46% des défaillances dans le secteur de la beauté au premier trimestre, avec des chiffres qui dépassent ceux du début de l’année 2019.
La vague monte toujours. Après les pics de l’an dernier, la beauté suit l’augmentation générale des défaillances d’entreprises, tous secteurs confondus, qui, après être tombées à un niveau historiquement bas en 2021, sont reparties à la hausse avec 14 317 procédures collectives (liquidation, redressement, sauvegarde) entre janvier et mars 2023, soit +43,6%, par rapport au premier trimestre de l’année dernière.
Selon le cabinet Altares, le secteur de la beauté se situe même un peu au-dessus de la moyenne, avec une progression de 46,3% du nombre de défaillances pour les trois catégories d’activité répertoriées – la coiffure (9602A), les soins de beauté (9602B) et l’entretien corporel (9604Z) -, totalisant 531 procédures pour le seul premier trimestre, soit un peu plus qu’en 2019 à la même période (+478).
Le secteur de la coiffure fragilisé
Des résultats largement portés par la coiffure, dont les défaillances (+320, contre +318 en 2019) font un bond de 50,9%, par rapport aux trois premiers mois de 2022, devant les soins de beauté (+162, contre +119 en 2019)), en hausse de 44,6%, et l’entretien corporel (+49, contre +41 en 2019). La coiffure apparaît ainsi comme l’activité la plus fragilisée, revenant à un niveau supérieur à celui qu’elle avait connu avant la crise sanitaire.
L’an passé, elle avait enregistré une hausse des défaillances de 78,3% (+815, contre 922 en 2019), devant les soins de beauté (+100,5%, avec 431 défaillances, contre 394 en 2019) et l’entretien corporel (+111,5%, avec 165 défaillances, contre 128 en 2019). Les trois activités confondues totalisaient, à elles seules, 1 411 procédures, se rapprochant de leur niveau de 2019 (+1 444).



