C’est actuellement la saison idéale pour récolter la sève de bouleau, un produit naturel prisé pour ses bienfaits détoxifiants après l’hiver. En Alsace, les producteurs sont sur le pied de guerre pour approvisionner les amateurs.
La récolte de la sève de bouleau s’étend de début mars à mi-avril. Chaque matin, les producteurs prélèvent la sève directement sur les arbres en perçant de petits trous dans l’écorce, à la manière de la sève d’érable. La sève est ensuite mise sous vide dans des poches hermétiques de trois litres et livrée rapidement aux clients pour préserver sa fraîcheur.
Christian Mallo a été l’un des premiers producteurs de sève de bouleau en France, lançant son entreprise Sève’Up, en 2012, après un voyage en Finlande. Aujourd’hui, sa société approvisionne 180 magasins dans l’est du pays. La quantité récoltée varie chaque année en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’exposition des arbres, la météo ou les phases de la Lune.
© Cette récolte s’apparenterait à une petite prise de sang, la sève étant naturellement produite pour alimenter les bourgeons qui donneront des feuilles.
Un « alicament » qui draine et reminéralise
La sève de bouleau est surtout connue dans les pays nordiques pour ses vertus détoxifiantes pour le foie, les reins et les intestins. Bien qu’aucune étude scientifique n’ait réellement examiné ce sujet, la médecine lui reconnaît un effet diurétique. Selon la nutrithérapeute et naturopathe Céline Touati, la sève de bouleau est un «alicament», qui contribue au bien-être en aidant à drainer et à reminéraliser l’organisme.
Au-delà de l’effet de mode, l’utilisation de la sève de bouleau pour ses bienfaits remonterait au Moyen-Âge. Bien que les tendances en matière de traitements à base de plantes évoluent, les vertus de la sève de bouleau ont ainsi traversé les siècles. Aujourd’hui, la cure de sève de bouleau devient un must pour les amateurs de bien-être au naturel.
Avec l’AFP.






