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À Troyes, les coiffeurs-barbiers low cost se multiplient

TROYES FACE À LA MULTIPLICATION DES BARBIERS LOW COST

Le marché des barbiers connaît une véritable explosion ces dernières années, notamment dans le fief de François Baroin (LR), où la multiplication des prestations à bas prix inquiète les coiffeurs locaux. 

«Les ouvertures de coiffeurs-barbiers bon marché se multiplient dans Troyes. Nous en avons compté plus d’une trentaine, un relevé non exhaustif qui n’inclut pas les communes de l’agglomération troyenne», indiquent nos confrères de L’Est Éclair. Des salons low cost particulièrement prisés par les jeunes adultes.

Ils les séduisent avec des prix très attractifs : de 7 à 12 euros la barbe, contre une fourchette de 24 euros à 30 euros dans les salons classiques, poursuit le journal local. Face à cette situation, les coiffeurs de la ville se montrent de plus en plus agacés.

«Sur une prestation entre 25 et 30 euros, on dégage 5 euros de marge nette. Comment une prestation à 8 ou 12 euros peut être rentable ?», s’insurge une coiffeuse du centre-ville. Selon elle, le compte est vite fait : ces salons «ne paient pas l’eau ou l’électricité. Ils n’ont que des fauteuils et quand il y a des bacs ils ne sont pas branchés. Ils mettent la musique sur le portable et ne paient pas la Sacem».

Enregistrés dans un autre code APE

Les récents arrivants profitent allègrement des failles du marché. «Nous avons remarqué que beaucoup viennent se former chez nous, on leur fait bénéficier de notre savoir-faire, ils acquièrent de l’expérience et s’en vont. Ils se mettent à leur compte sans passer le diplôme. Il n’y a pas que ces salons, beaucoup s’installent à la maison», observe Sandrine Morin-Durupt, ex-présidente de la fédération auboise de la coiffure, qui souhaite «davantage de contrôles». 

Et les entorses à la réglementation passent souvent inaperçues… «Souvent ces enseignes la contournent en employant un salarié avec BP à l’ouverture ou en ne mentionnant pas le bon code APE, le code métier au registre du commerce. Ils se font enregistrer comme distributeurs de produits de soins capillaires par exemple», explique Georges Bell, président de la CMA Grand Est.

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