Il fallait y penser ! Deux Bretonnes, de retour du Cameroun, viennent d’inventer le premier cheveu végétal conçu à partir de feuilles et de déchets de plants d’ananas.
Anne-Claire Faignot et Marion Bolloc’h, toutes deux originaires de Lorient, dans le Morbihan, travaillaient sur une plantation de la Coopérative Unapac, à Loum, au Cameroun, quand elles ont eu l’idée de récupérer les feuilles d’ananas, considérés comme des déchets agricoles, rapporte Ouest-France.
«La plupart du temps, elles sont brûlées ou traitées chimiquement. Nous avons cherché un débouché», raconte Anne-Claire Faignot, citée par le journal. Avec l’aide de l’Université Bretagne-Sud, située à Lorient, elles ont testé l’élasticité et la résistance des fibres que l’on pouvait obtenir à partir de ces résidus. Les essais ont été concluants.
Perruquiers et artistes intéressés
Aujourd’hui, les fibres importées du Cameroun sont peignées par une société spécialisée, à Caen, puis teintées par un spécialiste de la teinture végétale, avant de revenir dans les ateliers des deux fondatrices, où elles leur appliquent «un traitement de surface dont elles gardent le secret», poursuivent nos confrères. Le cheveu a été breveté en mai 2021 et il est commercialisé sous la marque Quel Toupet.
Les débouchés ? Les perruquiers, notamment ceux du spectacle, se sont montrés très intéressés. «Il est quatre fois plus léger qu’un cheveu humain et beaucoup plus respirant que du plastique. Ceux qui vont les porter vont moins transpirer sous la perruque», assure Anne-Claire Faignot, qui espère séduire les artistes et les prothésistes capillaires.



