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Les centres de formation d’apprentis peinent à trouver des jeunes

Les CFA manquent d'apprentis

Les CFA doivent faire face à la concurrence des embauches en CDD ou CDI, qui sont mieux payés que les contrats d’apprentissage, déplorent leurs dirigeants.

«Avec la reprise des embauches sur les premiers niveaux de qualification, il y a clairement une concurrence avec les contrats traditionnels», souligne le président de la Fédération nationale des directeurs de centres de formation d’apprentis (Fnadir), Pascal Picault, cité par le quotidien Les Echos.

Outre la forte demande des employeurs, un autre phénomène vient compliquer la donne : «la très forte concurrence entre CFA depuis que la réforme de 2018 a libéralisé le secteur», notamment dans le supérieur, poursuit le journal économique. «Il y a eu une illusion que sur certains métiers, si on ouvrait des sections d’apprentissage, on les remplirait», confirme Jean-Philippe Audrain, l’un des vice-présidents de la Fnadir, également mentionné par Les Echos

Pour attirer des apprentis, certains employeurs vont jusqu’à les recruter en contrat classique dès la première année, «quitte à ce qu’ils fassent une croix sur leurs diplômes». Pour freiner ce type de pratiques, la Fnadir propose de conditionner une partie des primes à l’embauche à la présentation à l’examen final.

Une situation qui a de quoi inquiéter le gouvernement, qui s’est fixé pour objectif de porter le nombre de contrats signés à un million d’ici à la fin du nouveau quinquennat, contre 718 000 l’an dernier. Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a évoqué une nouvelle piste pour renforcer l’attractivité des filières professionnelles : «la grande réforme du lycée professionnel», qui comporterait «un partenariat beaucoup plus étroit avec les entreprises».

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