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Hauts-de-Seine : coiffeurs cherchent désespérément apprentis !

recherche d'apprentis dans les hauts de seine

Mercredi dernier, la chambre de métiers et de l’artisanat d’Ile-de-France organisait un «apprenti dating» pour valoriser les métiers en tension, mais les jeunes ne se sont pas bousculés sur les stands des coiffeurs…

«Nous souhaitons faire prendre conscience à ces jeunes qu’ils peuvent avoir une belle carrière dans l’artisanat», explique Leila Belili, présidente de la CMA Ile-de-France, à nos confrères du Parisien. Ce mois-ci, 1 200 offres sont actuellement à pouvoir dans le département.

Mais si les métiers de la vente et de la carrosserie ont attiré beaucoup de jeunes, «en coiffure et en fleuristerie, il n’y a qu’une seule personne qui est venue», constate Marjorie Audemar, conseillère emploi à la CMA, auprès du quotidien. Un problème qui n’est certes pas nouveau, mais le manque d’apprentis se fait de plus en plus sentir dans le secteur.

« Ça fait cinq ans que ça se dégrade »

«On est en pénurie. Il y a beaucoup moins de jeunes et ça fait cinq ans que ça se dégrade. J’ai fait un autre salon dans la semaine et on était vingt recruteurs pour trois jeunes», se désole Amélia, coordinatrice des ressources humaines dans le groupe de coiffure Relier

Pour attirer les apprentis et de nouveaux collaborateurs, le groupe de coiffure offre quatre samedis de repos par an à ses employés, «jour pourtant le plus rentable pour les coiffeurs», précise Le Parisien. Pour Maryline Renaudin, gérante d’un salon de coiffure de Châtillon (Hauts-de-Seine), «on est face à une génération qui veut tout de suite être performante et autonome, mais, pour notre métier, il faut cinq ans de pratique».

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