Depuis ces dernières années, les techniques de lipoaspiration classique ont beaucoup évolué. Elles sont désormais associées à de nouvelles technologies facilitant la mise en forme du corps. Par Michel Rouif et Jean-Marie Faivre, chirurgiens plasticiens.
La «lipoHD» (High Definition) ou 360° découle de l’utilisation de nouvelles technologies et des changements de critères esthétiques. Depuis l’invention de la lipoaspiration en 1976 par un chirurgien français, le Dr Yves Gérard Illouz, les chirurgiens et les ingénieurs se sont intéressés à l’association de la lipoaspiration classique à des technologies diverses facilitant la chirurgie ou délivrant de l’énergie.
Les ultrasons, les vibrations, la radiofréquence ont fait leur entrée dans les blocs opératoires avec des succès divers. Cela date des années 1990. En trente ans, la technologie s’est améliorée et actuellement ces sources d’énergie améliorent indiscutablement la lipoaspiration.
Ces apports technologiques à la lipoaspiration sont multiples :
1#. Facilitation de la lipoaspiration pour le chirurgien en fluidifiant la graisse et en réduisant le temps opératoire, donc la longueur de l’anesthésie pour le patient.
2#. Extension de l’aspiration à des zones taboues (telle que la face interne de cuisse ou des bras) en réduisant le traumatisme cutané.
3#. Facilitation de la rétraction cutanée et donc de la remise en tension de la peau.
La majorité des chirurgiens plasticiens utilise aujourd’hui une technique dite tumescente associée à une liposuccion mécaniquement assistée (vibration de la canule latérale et/ou longitudinale, mouvement aller-retour courts) ou Powered Assisted Liposuction (PAL). L’efficacité de ces machines est prouvée, mais la remise en tension, bien que réelle, reste modérée, ne permettant toujours pas de traiter des peaux complètement distendues.
Sur certaines indications bien choisies, on peut éviter le scalpel, et donc les cicatrices longues en adjoignant à cette liposuccion facilitée mécaniquement des technologies associant d’autres types d’énergies. Vaser utilise les ultrasons avant l’aspiration, fluidifie la graisse en la rendant huileuse, permettant ensuite une aspiration douce. Renuvion qui utilise la technologie Jplasma avec de l’hélium, entraîne en complément une rétraction de la peau. Il n’est pas obligatoirement couplé à la liposuccion et peut s’utiliser seul.
Ces technologies «augmentées» permettent d’effectuer une sculpture du corps encore plus fine avec des zones creusées et des reliefs pour répondre aux critères esthétiques actuels : c’est la lipoHD ou 360°. Elles ont permis de développées encore les indications chez l’homme avec, en particulier, une demande croissante du traitement des adipomasties au-delà de 50ans (région pectorale) ou le remodelage abdominal (« 6 packs »).
Jean-Marie Faivre est chirurgien plasticien. Michel Rouif, chirurgien plasticien, est également secrétaire général de la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens (Sofcep), dont la 34e édition se tiendra du 2 au 4 juin, à Toulouse.




