La hausse des prix à la consommation pourrait entraîner une revalorisation du salaire minimum d’au moins 32 euros par mois dans le courant du deuxième trimestre, selon l’Insee.
Compte tenu de l’évolution à la hausse des prix à la consommation, amplifiée par le déclenchement du conflit en Ukraine, «le dynamisme des salaires est susceptible de se poursuivre au deuxième trimestre, d’autant qu’une nouvelle revalorisation du Smic, d’au moins 2%, pourrait avoir lieu compte tenu de l’évolution possible des prix», estime l’Insee dans sa dernière note de conjoncture.
Le Smic est revalorisé selon trois modalités. La loi prévoit d’abord une revalorisation automatique chaque année, au 1er janvier, en fonction du pouvoir d’achat : le calcul tient alors compte de l’inflation pour les 20% des ménages ayant les revenus les plus faibles et de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés (SHBOE).
L’autre paramètre, c’est l’indice des prix à la consommation : s’il augmente d’au moins 2% par rapport à l’indice constaté lors de la dernière évolution du montant du Smic. Pour mémoire, le salaire minimum a progressé de 0,9 % le 1er janvier, pour atteindre 1 603 euros brut mensuels (+14 euros). Enfin, dernière possibilité : le gouvernement peut donner un «coup de pouce», en dehors de l’indice des prix, ce qui n’a pas été eu lieu depuis juillet 2012.



