La crise sanitaire a donné un formidable coup d’accélérateur à la numérisation du secteur de la santé. En France, les «healthtech» ont levé, à elles seules, plus de deux milliards de fonds l’an dernier.
Nombreux sont les investisseurs à s’être positionnés ou à avoir accéléré dans la santé en 2021. Cette même année, pour l’ensemble des start-up qui évoluent dans ce secteur de plus en plus convoité, les levées de fonds ont atteint au total 2,3 milliards d’euros, dont 1,6 milliard en capital risque, soit 50% de plus que l’année précédente, selon France Biotech, l’association des entrepreneurs de l’innovation en santé.
Le secteur, qui regroupe quelque 2 000 entreprises en France, est aussi porteur en terme d’emplois : les 427 entreprises qui ont participé à l’étude de France Biotech ont généré plus de 10 000 emplois directs l’année dernière. En 2022, elles prévoient plus de 2 000 recrutements, avec 87% des emplois à pourvoir dans la R&D et la production. La recherche et la propriété intellectuelle sont au cœur des enjeux et des investissements, précise l’étude. En effet, la R&D représente le premier poste de dépenses des entreprises sondées.
En France, avec 53% des partenariats, les acteurs de recherche publics sont les principaux partenaires des start-ups de santé. Un tiers des partenariats industriels sont menés à l’international. En outre, une entreprise sur cinq possède au moins une filiale à l’étranger. Les Etats-Unis font figure de destination numéro 1.
Avec l’AFP.



