Beauté

Bien-être

Business

Centres de formation et CFA : plus de la moitié ont maintenu un lien pédagogique

Malgré la fermeture des établissements, 53,7% des prestataires de formation ont pu maintenir à distance une activité pédagogique avec leurs apprenants durant le confinement, selon une étude Dares/Carif-Oref menée pour le compte du ministère du Travail et de Régions de France.

Dans le détail, seuls 46,9% de ces prestataires ont pu continuer à assurer leur formation en e-learning, indique cette vaste enquête réalisée auprès de 14 374 établissements de formation et CFA, du 7 avril au 6 mai 2020 (soit un taux de réponse de 39,9%). Autant ont suspendu leurs prestations, le temps du confinement, et 6,2 % ont maintenu le contact avec leurs stagiaires confinés mais sans assurer de formation. On notera aussi que 2,4% des répondants proposaient déjà des formules de formation à distance.

Parmi les établissements qui ont dû suspendre leur formation, près de la moitié d’entre eux (46%) ont pris cette décision parce qu’ils avaient besoin d’éléments physiques pour assurer leur activité. L’enquête indique que, dans plus d’un cas sur cinq, les référentiels de formation imposent des heures de plateau technique.

Moins nombreux, environ un sur cinq (24%) met en avant l’absence de solutions techniques pour mettre à disposition des outils de e-learning, tandis que d’autres (22%), qui disposaient d’une alternative, ont dû faire face à des annulations de commande. L’impossibilité pour les apprenants de suivre les formations a été invoquée par près de la moitié des établissements (48%) : des raisons familiales ou des problèmes de santé (32%), des difficultés à obtenir le paiement des formations (32%), etc.

Des contraintes techniques

De leur côté, les apprenants expliquent l’arrêt de leur formation par l’absence de matériel nécessaire (56%), une mauvaise connexion Internet, la garde de jeunes enfants (48%), une autonomie insuffisante (35%) ou de trop faibles compétences techniques pour suivre une formation à distance (34%). Sur ce dernier point, les établissements se montrent plus optimistes : 73% d’entre eux estiment que les stagiaires étaient en mesure de suivre un enseignement à distance.

Les contraintes techniques peuvent aussi représenter un obstacle pour les centres de formation. Évoquant leurs besoins, ils citent des outils de messagerie (79%), des outils de webconférences (76%), des outils de partage de fichiers (56%) ou une plateforme intégrée (46%). Seuls 28% des répondants mentionnent les réseaux sociaux.

Enfin, l’enquête montre que le multifinancement des établissements et la présence de financeurs publics ont fortement contribué au maintien de leur activité : 54,9 % de ceux disposant de financements issus des OPCO et du secteur public ont pu poursuivre leur enseignement à distance, tout comme 52,5 % de ceux disposant de fonds OPCO, publics et privés (entreprises, usagers eux-mêmes depuis leur CPF…). En revanche, seuls 38,3 % des organismes dépendant de ressources exclusivement privées ont pu maintenir une offre de formation en ligne.

Pour consulter les résultats de l’enquête, ici

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies